28/10/2026
Le démarrage de la vie d’artiste s’accompagne bien souvent d’expériences de résidences qui permettent aux projets artistiques de se concrétiser. Le Grand Bain propose à de jeunes artistes diplômé·es de trois écoles supérieures d’art du réseau «École(s) du sud» une résidence à la Villa Deroze - La Marelle, accompagnée PAR Mécènes du Sud. Cette résidence se donne comme axe de recherche les pratiques émergentes d’écriture et de langage quels que soient les médiums : écriture, performance, musique.
Les trois lauréat·es de l’appel à candidatures 2026 sont : Léon Heitz Zambo, diplômée de l’École des beaux-Arts de Marseille ; Sullivan Forestier, diplômé de l’ESADTPM (Toulon) ; Clivia Ripoll, diplômé·e de l’ESAAix (Aix-en-Provence). Iels seront accompagné·es par la commissaire Liza Maignan.
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Liza MAIGNAN
Commissaire d’exposition
Vit et travaille à Paris
Liza MAIGNAN
Commissaire d’exposition
Vit et travaille à Paris
© Antoine Aphesbero
Liza Maignan est curatrice, programmatrice et autrice indépendante. Elle a dirigé la galerie Florence Loewy de 2020 à 2025. En 2023 elle est lauréate de la bourse TextWork de la Fondation d’entreprise Pernod Ricard pour l’écriture de l’essai “Rumeurs des villes”. En 2025, elle bénéficie du programme de résidence de recherche La Friche #5 au Palais de Tokyo. Elle est actuellement commissaire invitée au Palais de Tokyo, où elle présente l'exposition collective intitulée « Toi et ta bande » – autour des pratiques et des lieux artistiques situés en territoires ruraux (jusqu'au 13 février 2027). Elle est lauréate 2027 de la résidence de la Villa Kujoyama (Kyoto, Japon).
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Léon HEITZ ZAMBO [FR, 25 ans]
Diplômé des Beaux-Arts de Marseille où il vit et travaille.
© Nico Silva
Léon HEITZ ZAMBO [FR, 25 ans]
Diplômé des Beaux-Arts de Marseille où il vit et travaille.

© Nico Silva
Il développe son travail à travers des installations immersives mêlant sculpture, écriture et performance. À partir d’archives et de matériaux préexistants, souvent issus de l’univers de l’enfance, il collecte, réemploie et transforme des éléments chargés d’affects. Il fait émerger des récits et des voix, composant des mondes désenchantés à la lisière de l’enfance, où se mêlent rêves et cauchemars. Sa pratique interroge les normes dominantes et les rapports de pouvoir qui façonnent les expériences queer et racialisées.
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Clivia RIPOLL
[FR, 24 ans] Diplômée de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
Vit et travaille à Marseille
© Sylvain Ripoll
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Clivia RIPOLL
[FR, 24 ans] Diplômée de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence
Vit et travaille à Marseille
© Sylvain Ripoll
Sa pratique mêle performance, vidéo et écriture. À travers ces différents médiums, elle questionne nos manières de faire commun, que ce soit avec le vivant ou le non-vivant, tout en cherchant à développer des qualités d’écoute et de présence au réel. Intéressée par les courants de pensée non-duels, elle explore le vide comme une ouverture du champ des possibles et une condition d’accueil de l’altérité, capable de rendre nos identités perméables, poreuses, fluctuantes selon les environnements que l’on habite. Le son occupe une place importante dans les gestes qu’elle opère. Il œuvre comme témoin, «sonifiant» les forces qui nous entourent et signifiant notre activité au sein d’un espace.
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Sullivan FORESTIER [24 ans]
Diplômé de l’École Supérieure d'Art et Design Toulon Provence Méditerranée
Vit et travaille à Toulon
© Courtesy of the Artist
Sullivan FORESTIER [24 ans]
Diplômé de l’École Supérieure d'Art et Design Toulon Provence Méditerranée
Vit et travaille à Toulon

© Courtesy of the Artist
Sullivan Forestier s'intéresse aux traces laissées par les violences intrafamiliales que ce soit dans l’habitat, la mémoire ou l’intimité.
En faisant dialoguer les objets, les matériaux et les lieux, son travail explore les formes de survivance et les empreintes qu'elles laissent, et la manière dont elles transforment durablement notre rapport à l’espace. À travers la sculpture et l’installation, il compose des espaces dont les frontières incertaines, oscillant entre refuge et menace, présence et absence, sont rendues floues. Mobilier, fragments d’architecture, archives personnelles, verre et matériaux glanés sont déplacés de leurs fonctions premières pour devenir les témoins d’une intimité abîmée.
En faisant dialoguer les objets, les matériaux et les lieux, son travail explore les formes de survivance et les empreintes qu'elles laissent, et la manière dont elles transforment durablement notre rapport à l’espace. À travers la sculpture et l’installation, il compose des espaces dont les frontières incertaines, oscillant entre refuge et menace, présence et absence, sont rendues floues. Mobilier, fragments d’architecture, archives personnelles, verre et matériaux glanés sont déplacés de leurs fonctions premières pour devenir les témoins d’une intimité abîmée.