COUP DE CŒUR   JULIEN TIBERI ET BETTINA SAMSON
 Julien Tiberi, Orbit Around, 2008


Bettina Samson, Comment, par hasard, Henri Becquerel découvrit la radioactivité (série de photos), L'établi de Becquerel, lettre de son futur (sculpture), 2008

Stratos Fear
Vernissage 30 avril | 18h30 |
galerie RLBQ | 41 rue Tapis Vert |
Marseille 01 | 04 91 91 50 26 | www.rlbq.com

Carte blanche au Label Tiramizu, concerts au Boombox
30 avril | 21h30 |

Exposition
2 mai - 15 juin

 
Il y a une histoire souterraine de la musique, allant des clavecins à couleurs du Père Castel aux synthétiseurs Moog, qui croise l’innovation technique et les croyances spirituelles, autour de musiciens cherchant à établir une « communication » avec l’espace cosmique. Les années 60 n’ont fait qu’accélérer cette connexion, aidée par l’imaginaire de la conquête spatiale et les drogues. Joe Meek, ingénieur du son reconnu pour ses tubes pop sixties, a signé un seul album, de musique électronique, où il « écoutait » des voix et cherchait à communiquer avec d’autres univers. L’artiste Julien Tiberi lui emprunte un motif géométrique imprimé sur la pochette du disque (deux cercles interceptés pouvant évoquer une éclipse), prenant ici la forme d’un napperon fait main posé sur une table basse. Cela devient une sculpture qui traduit l’étrange appropriation de l’abstraction géométrique par la musique « cosmique », produisant des accidents entre l’histoire de l’art, l’imagerie pseudo-scientifique, et l’atmosphère planante d’un concert psychédélique. Contrariant cet élan ésotérique, les pieds de la table sont noircis, rugueux, s’avérant être fabriqués avec des disques rock’n’roll brûlés de Buddy Holly, dont Joe Meek était fan absolu (jusqu’à se suicider le jour de l’anniversaire de sa mort). Julien Tiberi prolonge à l’infini le jeu d’ « influences » et les correspondances : pourquoi faire simple quand on goûte aux plaisirs de la complexité ?
Pour ce voyage autour de la lune, cette dernière est envisagée à la fois en tant qu’objet de convoitise scientifique, motif de la littérature fantastique et moteur persistant de légendes et de récits paranormaux. Dans la traduction formelle, Julien Tiberi utilise un vaste fichier de genres artistiques, allant du dessin satirique du XIXe siècle à la bande dessinée de Daniel Clowes. L’enchevêtrement de références peut autant enivrer, donner le tournis ou se rapprocher volontairement d’un délire comique. Dans l’affiche « Le Paradoxe », il fait une relecture du Paradoxe des Jumeaux (exemple donné par Langevin pour la dilatation du temps, où un frère jumeau envoyé dans une longue croisière spatiale vieillirait très lentement par rapport à celui resté sur terre), à travers les fameux frères Kaczynski qui dirigent la Pologne, protagonistes dans les années 60 du film « Histoire de deux enfants qui volèrent la lune ». Plutôt qu'un désir à produire des énigmes, la dimension la plus fascinante de cette exposition correspond à l’interprétation des phénomènes spatio-temporels par le biais d’une lecture de l’histoire conjuguant inventions scientifiques et représentations issues des médias, de la musique ou de la littérature. Ou comment la fiction participe à l’invention du réel. Dans un aquarium, Julien Tiberi expose un étrange batracien venu des lacs du Mexique, l’axolotl (qui a inspiré une nouvelle de Julio Cortazar), dont l’évolution semble s’être arrêté dans un état préhistorique, entre poisson et lézard. Les paradoxes temporels traversent aussi le travail de Bettina Samson, qui, dans une série de photos proches de l’abstraction, refait l’expérience scientifique d’Henri Becquerel ayant aboutie à la découverte des rayonnements radioactifs en 1896. Placée au milieu de la salle, une table démesurée est la transposition sculpturale de celle du scientifique, qui a fasciné l’artiste à la vue d’une photo de son laboratoire. Face à la recherche scientifique la plus pointue, cette table en bois brut était plus proche de celle d’un artisan, renvoyant à la part de hasard, intuition et créativité qui se joue dans toute invention scientifique, établissant un puissant parallèle avec l’art. Stratos Fear est l’une des plus complexes et obsédantes expositions vues ces derniers temps, confirmant Julien Tiberi et Bettina Samson en paradigme très ambitieux d’une nouvelle génération d’artistes installés à Marseille.

   
THE WHITE PATCH HAD BECOME A PLACE OF DARKNESS

Raphaël Zarka, Mystery board 1, 2006, dessin vectoriel encadré, extension en pvc par Guillaume Constantin

Pierre Ardouvin, Cécilia Becanovic, Roxane Borujerdi, Céline Cléron, Frédérique Decombe, Emmanuelle Duron-Moreels, Thibaut Espiau, Yoann Gourmel, Claude Lévêque, Leonor Nuridsany, Julien Prévieux, Maxime Thieffine, Manon Tricoire et Raphael Zarka
Jusqu'au 24 mai | Histoire de l'œil | 25 rue fontange | Marseille 06 | 09 52 41 03 31 | www.galerieho.com

 
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Le rôle des commissaires d’expositions continue d’être l’objet de débats passionnés, entre ceux qui défendent leur statut d’ « auteur » et ceux qui critiquent l’ambiguïté de leur rôle dans la manipulation du sens des oeuvres. Cherchant à dépasser des impasses qui empêcheraient de réfléchir au langage de l’exposition, certains artistes se sont récemment emparés ou ont détourné le rôle du commissaire, pour faire de l’exposition un médium à part entière dans la construction d’une proposition artistique. De Ugo Rondidone à Goshka Macuga, les expériences des artistes-commissaires engagent des connexions de sens entre des oeuvres, souvent moins redevables des cloisons thématiques. À Marseille, cette possibilité semble être resté un point aveugle dans la réflexion des expositions collectives. Il n’est peut-être pas étonnant que ce soit l’Histoire de l’Oeil, l’une des jeunes galeries de Marseille, qui ait décidé d'échanger autour de ces questions avec une nouvelle génération d’artistes installés à Paris. C’est là que dernièrement on assiste à un renouveau des lieux et formats d’exposition, avec des artistes multi-casquettes (critique, commissaire, galeriste) réunis autour d’espaces expérimentaux comme La Générale, Bétonsalon, 220 jours ou L’Ambassade. Une partie d’entre eux sont ainsi invités à l’Histoire de l’Oeil par Guillaume Constantin, artiste et commissaire aux Instants Chavirés à Montreuil. Le titre de l’exposition évoque un passage entre blancheur et obscurité, qui semble d’abord concerner la dimension formelle d’une exposition en tonalités de noir et blanc. C’est une citation du roman de W.G. Sebald, "Les anneaux de saturne", sorte de journal intime qui joue des digressions pour tisser des liens énigmatiques à l’intérieur de la narration. Guillaume Constantin a agencé les oeuvres de quatorze artistes (y intégrant aussi des propositions de critiques d’art) selon un principe qui répond aussi au contexte de la librairie. Si les oeuvres les moins intéressantes s’avèrent être précisément celles qui se rapprochent le plus de la consultation d’un livre, Guillaume Constantin réussit brillamment à amplifier les résonances entre les artistes, en les intégrant à un paysage créé par ses socles-sculptures et accessoires de monstration. C’est le cas par exemple des Mystery board de Raphael Zarka, des séquences de formes géométriques (semblant évoquer la connexion entre les noms des planètes et les jours de la semaine), qui se trouvent directement prolongées par les structures-constellations de Guillaume Constantin. Dans un ensemble ténu, dominé par les petites échelles, les détails et le caractère crypté des pièces, la brutalité de la Shooting Star de Claude Lévêque, étoile de plexiglas perforée, vient néanmoins contrarier une certaine aridité post-conceptuelle qui peut parfois dominer cette génération.
   
BIENNALE DES JEUNES CREATEURS

Marie Grégoire, Campanile, 2008

Biennale des jeunes créateurs d'Europe et de la Méditerranée
Sélection France Sud : Montpellier, Aix, Toulon, Marseille
Pierre Andrieux, Jean-Adrien Arzilier, Tansen Bel, Pierre Bellemin, Damien Berthier, Camille Boissière, Estelle Brun, Florent Caillol, Sébastien Cordoléani & Franck Fontana, Pablo Garcia, Jessy Gemayel, Marie Grégoire, Keiko Hagiwara, Caroline Le Méhauté, Emilie Le Strat, Minori Matsuoka, Alexandra Mercurio, Fanny Mesnard, Heidi Moriot, Clara Perreaut, Cédric Ponti, Adrien Porcu, Jean-Baptiste Warluzel
Production de l’Espace culture en collaboration avec l'Association Château de Servières

Jusqu’au 17 mai | Ateliers d’Artistes de la Ville de Marseille | 11-19 boulevard Boisson | Marseille 04 | 04 91 85 42 78 | Galerie Montgrand, École supérieure des beaux-arts de Marseille | 41 rue Montgrand | Marseille 06 | 04 91 33 11 99 | en savoir plus

 
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Au fil des années, la Biennale des Jeunes Créateurs d’Europe et de la Méditerranée est devenue un rendez-vous déterminant qui a permis de repérer certaines démarches singulières dans le contexte de la création artistique locale. Néanmoins, son étape internationale a largement démontré l’incapacité à propulser les artistes au-delà de son propre périmètre. Cela se doit éventuellement au nombre excessif d’artistes et au caractère très disparate des modalités de chaque sélection nationale, qui peut conduire certains pays de la rive sud de la Méditerranée à lui donner un caractère « officiel », écartant les subversions thématiques ou formelles.  Cette année, ces difficultés se sont d’ailleurs exprimées clairement dans l’annulation de la première édition organisée dans un pays de la rive sud. Il devient donc urgent d’envisager une réflexion globale sur cette manifestation, à l’exemple de Manifesta, envisagée comme un véritable laboratoire dans le contexte actuel de multiplication des biennales, et reconnue comme un moment décisif pour le lancement de jeunes artistes vers un parcours international. La sélection régionale de cette année est d’un niveau très irrégulier, même s’il est possible de distinguer certaines démarches, entre découvertes, lieux communs et confirmations. La sculpture reprend une certaine vigueur après la dernière édition, avec le travestissement d’un sac de frappe en boule à facettes de Clara Perreaut, hybride de dancing et salle de boxe, fusionnant séduction et violence. Une tension présente aussi dans le principe même de construction de la sculpture monumentale de Marie Grégoire, dont le volume tient de façon autonome sur un seul point de suspension. Tendue comme une cage, cette structure peut autant évoquer une sculpture minimale, un dôme de Buckminster Fuller ou un campanile de village dont la robustesse semble renversée. À l’opposé, Adrien Porcu propose une installation dispersée et précaire où un meuble au nom de bois précieux (palissandre) est constitué d’entassements de bois raboteux, tandis que La Vieille Dame de Caroline Le Méhauté semble évoquer (de façon un peu trop précieuse) l’intérieur d’un corps féminin en lente déchéance. Du côté de la vidéo, il faut signaler les étranges jeux de course-poursuite qui parcourent la tranquillité d’une place au Japon (Jean-Baptiste Warluzel) ou le kung-fu catastrophique de Florent Caillol avec une caméra-nunchaku dans son atelier. De son côté, l’installation de Damien Berthier fonctionne comme une enseigne qui semble clignoter dans la tête, en fin de mois, l’annonce euphorique du Jour de paye.

 

    CHRISTOPHE BOURSAULT


Pattern painter

Jusqu’au 17 mai | Galerie Porte Avion | 96 boulevard de la Libération | Marseille 04| 04 91 33 52 00 | www.galerieporteavion.org

 
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« N’est pas Cézanne qui veut », est-il gribouillé au milieu d’autres phrases dans l’installation de Christophe Boursault à la galerie Porte Avion. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer : dans une vidéo qui semble sortir du dessus de la jupe d’une poupée habillée du t-shirt de foot de Batistuta, Christophe Boursault part en voiture faire un pèlerinage spirituel sur les traces du maître aixois vers la Sainte-Victoire. L’émerveillement devant l’horizon de la montagne est toutefois devancé par une vue  de proximité sur Plan-de-Campagne. Cela deviendra matière à une peinture, quelque peu éloignée de la fusion avec la lumière et le paysage, où le tableau est à moitié recouvert par du papier, ensuite retourné à l’envers et enfin accroché sur la porte de la galerie. C’est une peinture assez électrique, ne s’interdisant rien, le dessin et les mots, la viscéralité et le lyrisme. Il fallait s’y attendre : à force d’être refoulé par la déconstruction moderne, l’artiste pulsionnel, expressionniste, celui de « l’intuition », refait surface par l’excès. À la différence que les héros sont désormais fatigués, les centres commerciaux partout et la Saint Victoire une destination touristique internationale. Il n’est donc pas étonnant que Boursault, sans emprunter la position d’une ironie distancée (c’est même tout le contraire), cherche à jouir de tous les plaisirs auquels il a droit face à la toile, y compris les plus régressifs, et tourne ensuite lui-même des vidéos dans lesquelles il charge sans frein les postures surjouées du peintre, comme un exorcisme burlesque lui permettant de rire de lui-même. C’est un peu le mariage du peintre Mathieu avec Jean-Yves Jouannais, l’auteur de L’Idiotie (peut-être l’essai qui a trouvé le plus de résonance auprès des artistes ces dernières années). S’il parle de « précision dans l’intuition », il est aussi vrai que la lecture de son travail dépend entièrement de cette mise en espace débordante, sans quoi il peut se trouver sagement rangé dans la catégorie des toiles expressionnistes (comme c’était le cas au Prix Mourlot). « Au pays des croûtes », est-il écrit au millieu de l’incroyable cafouillis de peintures accrochées à la galerie, où il ne manque pas une table d’atelier recouverte d’une montagne de dessins, « évitons toute saturation des signes ».
   
DAVID BLONDEL, FABRICE LANZA


David Blondel, Nature déjà morte, 2008


Fabrice Lanza, extrait d'un dessin, 2008

The Road not taken
David Blondel, Fabrice Lanza, Julien Confalonierie

Jusqu'au 4 mai | Galerie des Grands Bains Douches de la Plaine | 35 bis rue de la Bibliothèque | Marseille 01 | 04 91 47 87 92 | www.art-cade.org

 
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« Deux routes divergeaient dans un bois, et moi, / J’ai pris celle par laquelle on voyage le moins souvent, / Et c’est cela qui a tout changé.»
Le titre de cette singulière exposition est emprunté au poème de l’Américain Robert Frost, partisan d’un scepticisme où la capacité de douter joue un rôle déterminant dans la compréhension et le changement d’un point de vue sur le monde. Le principe du doute, envisagé de façon romantique, est au point de départ de cette exposition. David Blondel cite le texte Salon Déréalisé du surréaliste tchèque Ladislav Novak («on parachèvera la copie fidèle d'une salle de séjour ordinaire en faisant que pas un seul objet ne puisse être utilisé»), semblant évoquer sa façon de désactiver des objets et des matériaux reconnaissables, pour les agencer dans une langue étrangère, sans règles de grammaire. Une structure tubulaire relie le sol au plafond et infiltre l’architecture, jusqu’à dessiner une Nature déjà morte (« le sol devient plafond, la lumière devient son »). Par moments, il peut rappeler la frontalité violente de Cady Noland dans une installation où un pare-brise suspendu à la façon d'une balançoire, est comme traversé par un trou de balle. Sur le pare-brise, l’artiste introduit un indice de peinture, genre qui semble traverser directement ou indirectement une partie de son travail. Il reproduit d’ailleurs un chevalet surdimensionné à l’image d’une certaine figure héroïque du peintre, que David Blondel semble déjouer à travers la neutralité des formes (un tableau abstrait évoquant le motif d’un ballon de basket) et l’agilité de l’accrochage (placé dans un coin de la salle, il peut être déplacé sur des tasseaux déjà disposés sur le mur). Dans le cas de Fabrice Lanza, plutôt que ses peintures, ce sont ses dessins, utilisant le principe des planches BD, qui le mieux permettent de s’aventurer dans les méandres sinueux de son univers mental. Le trait est inquiet, les tirages proches de la qualité d’un fanzine. Dans de petits récits apparemment absurdes, tout appartient à la logique interne des dessins : les personnages dégoulinent pendant une conversation, se transforment ou deviennent parfaitement inutiles. Si la cruauté est bénévole, l’humour des personnages reste plutôt solitaire.
   
FRÉDÉRIC PLATÉUS


Documentation évidente

Jusqu'au 14 juin | Buy-sellf Art Club | 101 rue Consolat | 13001 Marseille | 04 91 50 81 22 - 06 61 66 57 70 | www.buysellfartclub.com

 
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Sur un parquet de basketball, Frédéric Platéus a posé une sculpture massive, aux formes jaunes arrondies, peinte comme une carrosserie de voiture. C’est une stylisation presque abstraite, issue de la conjugaison de plusieurs styles de graffiti, de la lettre R pour Recto, nom par lequel l'artiste s’est d’abord fait connaître en Belgique dans le milieu du graff. Sans être la plus intéressante de ses transpositions à la 3D (pour cela, il faudra regarder les Cee-blunt), cette sculpture donne l’impression de l’inscrire dans une certaine tradition du minimalisme, celui de la côte ouest américaine, en réaction à New-York. Les couleurs électriques et les matériaux (plastique, plexiglas, résine polyester) renvoyaient alors à la fascination des artistes par la culture automobile ou aérospatiale, ainsi qu’à leur pratique du surf. Frédéric Platéus est au croisement de nombreuses influences, adoptant une posture qui lui permet de circuler entre différents contextes très codifiés, s’imprégnant d’eux sans besoin d’y adhérer. Pour réaliser les plus intrigantes sculptures ici exposées, sortes de talismans futuristes tombés d’un vaisseau spatial, l’artiste s'est ainsi introduit dans une communauté dédiée à la « customisation » de rubik cube (devenus les Twisty Puzzle). Intéressé par la logique interne des rubik cube (dont les axes de coupe ressemblent à la géométrie moléculaire), il a décidé d’appliquer une même méthode de découpe à des portraits de personnes qui participent à sa fascination pour les domaines de connaissance ultra-spécialisés et codifiés (comme le computer scientist Frank Tiex). De la même façon, ses images et sculptures sont ainsi camouflées, et notre capacité à les décoder dépendra de l’agilité avec laquelle on circule entre (et en dehors) des contextes et des codes artistiques et sociaux.