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Coup de cœur
  D&G
 Guillaume Mansart, co-directeur de Documents d'artistes

> du 16 au 21 avril 2007.
> de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
> FRAC PACA
> 1 place Francis Chirat, Marseille (2e)
> 04 91 91 27 55
> www.fracpaca.org
 
Ce titre en forme de clin d’œil à une marque, donne le ton d’une semaine de rencontres au FRAC autour du Détournement & Gommage dans l’édition sur l’art. En réunissant des publications qui jouent selon un mode parodique ou imitatif de différents supports non artistiques (plaquette publicitaire, Guide du Routard, roman…), il s’agit de réfléchir à la façon par laquelle certains artistes transforment les traditionnelles monographies d’artiste ou catalogues d’exposition en stratégie artistique à part entière. Quel rôle peuvent jouer ces ouvrages au statut «indéfini», en tant qu'outils d’analyse de la démarche d’un artiste ? Le FRAC sera ainsi transformé pendant une semaine en centre de documentation et de conférences, organisées par Artexte (Montréal) et Documents d’Artistes. Cette dernière structure est un fonds documentaire devenu indispensable, constitué à partir d’une sélection d’artistes installés en région PACA, qui s'affiche sur internet (www.documentsdartistes.org) et dans un centre de ressources à la Friche la Belle de Mai. D & G sera d’ailleurs l’occasion de rencontrer Guillaume Mansart, son nouveau co-directeur, issu de l'école du Magasin à Grenoble et critique d'art dans diverses publications (Hors d’œuvre, O2…). À côté d’un wall drawing de l’artiste québécois Alexandre David, se tiendra un programme de rencontres : jeudi 19 avril à 18h avec François Dion (Artexte) et Sylvie Mokhtari, responsable de la revue des Archives de la Critique d’Art, et vendredi 20 avril de 14h à 17h avec Felicity Tayler (Artexte), Richard Purdy (artiste), Catherine Elkar (directrice du FRAC Bretagne) et Richard Leeman (Institut National d’Histoire de l’Art). À 19h, ce sera le moment de rencontrer les artistes Nicolas Simarik et Yann Sérandour (sur les livres d’Edward Ruscha), ainsi que Pierre Ponant (historien du design graphique). L’excellent et plutôt méconnu Centre de Documentation Ernst Goldschmidt (ouvert  au public à l’étage du Musée d’Art Contemporain) ainsi ainsi que la librairie l'Histoire de l'Œil, proposent des fonds spécifiques au FRAC. Signalons aussi, que le FRAC PACA vient de effectuer la pré-sélection de cinq architectes pour le concours de construction de son nouveau bâtiment à la Joliette (ouverture annoncée pour 2010),  annoncé comme le plus grand Fonds Régional d’Art Contemporain de France (4000m2). ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

 
   
Yvan Salomone


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Yvan Salome, 104 x 145 cm, aquarelle sur papier, 2006

> Yvan Salomone
> vernissage 6 avril à 18h
> du 7 avril au 26 mai 2007
> galerieofmarseille
> 8 rue du chevalier roze, Marseille (2e)
> 04 91 90 07 98
> www.galerieofmarseille.com


 
N’en déplaise aux détracteurs d’un art contemporain jugé «hermétique», la galerie galerieofmarseille brouille les pistes avec une exposition d’aquarelles donnant à voir des paysages portuaires, pouvant se confondre (en apparence) avec des tableaux exposés dans un restaurant du bord-de-mer en Bretagne. L’écart est néanmoins problématique et apparaît dans un regard plus attentif - à la fois aux œuvres et au discours de l’artiste. «J’ai tourné le dos à une idée abstraite ou à un certain regard (déformant) que j’avais sur l’art, pour pouvoir envisager une nouvelle activité sur le paysage comme poncif. Poncif, redoublé de ma situation de breton, habitant un port, cerné par la pratique provinciale et touristique de l’aquarelle. Je longeais le pire... En continuant de respecter ce que j’avais aimé. Comment traverser ce poncif ? Voir s’il était possible de le réactiver en l’énergisant, en faire une embarcation satisfaisante pour ce retour chez soi, qui semble, encore aujourd’hui, loin d’être terminé.» Les docks qu’il peint sont des zones délaissées, privées de toute présence humaine, des quais vides, installant une impression d’abandon et de ruine industrielle. «Ça ressemble au désert mais aussi à la guerre. C’est pourquoi je cherche à habiter ces lieux, en intention, en intensité, par projections…» Les formats identiques de tous ces tableaux, ainsi que leur composition d’une netteté froide, donne à voir des constructions où même le désordre semble prémédité. «Il n’y a pas un récit qui se construit, je ne suis pas un romancier, je suis un chroniqueur. C’est le temps long de séchage qui a installé la chronicité où je deviens en propre, un journaliste. Je me commande à moi-même une chronique, non pas écrite, non pas photographique, mais peinte. Cette chronique quotidienne, qui se développe depuis onze ans, me permet chaque semaine de mettre en surintensité des parties. Condensations et déplacements. Je trouve des grimaces à la surface de la réalité, que je peux deviner ou projeter en elle. Joindre l’inutile au désagréable
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Antonio Gagliardi

La fougère, Antonio Gagliardi, 50x60 cm, tirage numérique, 2007

> Antonio Gagliardi
> vernissage jeudi 12 avril à 18h30
> du 12 avril au 12 mai 2007
> Galerie Porte Avion
> 42A rue Sainte, Marseille (1e)
> 04 91 33 52 00
> www.galerieportevavion.org
Proche des artistes réunis par la revue de création T.R.O.U. (Marie Bovo, Laurent Le Forban, Katia Bourdarel, Sylvain Ciavaldini…), cet artiste dessine un rapport décalé entre la nature et ses représentations urbaines fantasmées. Il est moins question d’un "retour à l’état primitif" que d’un zoo psychédélique réunissant trophés de chasse et paysages portatifs. La nature est devenue jardin, la randonnée s'est mutée en safari de canapé.
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Cartographie
 Green line, Francis Alys, vidéo 11 min, 2007 (une œuvre présentée dans la prochaine partie de cette exposition)

> Cartographie
> vernissage mercredi 25 avril à 19h
> du 26 avril au 19 mai 2007
> Histoire de l’œil
> 25 rue Fontange, Marseille (06)
> 04 91 48 29 92
> www.histoiredeloeil.com
Une exposition en deux volets autour des topographies qui modélisent le réel de façon à la fois abstraite et appropriable. À l'occasion de l'expo Global Navigation System au Palais de Tokyo, Nicolas Bourriaud parlait de "topocritique", soit, un regard actif posé sur le lieu même à partir duquel il s'exprime, à la fois dans et hors le monde. La cartographie n'est donc plus ni l'espace sublime des Romantiques ni un matériau brut comme dans le land art. Plus qu'une carte, il s'agit désormais de réseaux, de flux instables, de formations économiques, sociales et politiques qui délimitent des territoires. Pour cette exposition à l'Histoire de l'Œil, un premier volet s'intéresse à une approche de la cartographie où l'humour devient un outil de lecture du monde. On y trouvera les pots de peinture Utopia de Nicolas Desplats (qui impriment des cartes sur le mur), les déplacements GPS de Gwen MacGregor, le globe à deux vitesses économiques de Pierre Malphettes, ainsi que les réseaux filigrane de Remy Rivoire ou la boussole humaine de Gilles Desplanques. Un deuxième volet est prévu en mai, orienté sur une approche politique du réel, avec Tom Molloy, Angela Detanico & Rafael Lain, Stalker et Francis Alys.
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image du sommaire : Ventre à terre, Pierre Malphettes, 100x66 cm, 1998
 
Noël Ravaud
> mercredi 25 avril 2007 à 15h et jeudi 26 avril 2007 à 20h
> 3bisF
> Hôpital Montperrin
> 109 avenue du petit Barthélémy, 13617 Aix en Provence
> 04 42 16 17 75
> www.3bisf.org
Pendant deux jours, le «médecin-chef» de l’équipe Ordonnances (Diagnostics et Prescriptions) présente les Bilans d’une recherche commune, sous la forme de «conférences scénarisées». Après avoir choisit un «patient» potentiel («un humain, un animal, une pierre, une administration, une blague, un événement…»), chaque élément du groupe médical leur a attribué une ordonnance selon le schéma classique («prescription avec/sans rapport avec l’affection»), à la différence que toute recommandation s’est traduite en photos. La localisation de ce lieu de création assez exceptionnel à Aix, dans le contexte d’un hôpital psychiatrique, a donné le cadre à ce projet, dessinant un portrait de groupe de l’institution. Enfin, «l’équipe ne brigue rien moins que le prix Nobel de médecine comparée.» L’artiste articule ce projet à une étude des spécimens du Muséum de Gap, ainsi qu’à la création d’un site internet (Gommerce).

 
Quartier général
 Image : Dominique Rivière

>Ancienne Maternité
> Digne-les-Bains
> 04 92 31 67 63
Un détour par Digne-les-Bains sera l'ocasion de retrouver un groupe d'artistes ayant marqué considéralement l'art de ces dernières années. Les "maîtres de cérémonies" Stéphane Bérard et Laurent Grandchamp invitent une dreamteam artistique pour un match hors championnat. "L'exposition temporaire la plus longue d'Europe" (jusqu'à la fermeture qui menace ce lieu alternatif à Digne) reprend un langage de stratégie militaire plutôt en accord avec la position de ce Quartier Général. "Rejoindre les membres disparates d'une communauté de souvenirs et d'espérances : Wittgenstein plutôt qu'Heidegger, Francis Ponge plutôt que Saint-John Perse." Pas étonnant, donc, de retrouver le brillant philosophe Jean-Pierre Cometti, à côté du critique d'art Jean-Yves Jouannais (le Pierre Restany de L'Idiotie), ainsi qu'un groupe d'artistes ayant dessiné une des plus enthousiasmantes aventures artistiques et intellectuelles actuelles (Gilles Barbier, Francesco Finizio, Saverio Lucariello, Nathalie Quintane, Dominique et Alain Rivière ou Xavier Boussiron). Sur un terrain de jeu aussi reserré, on retrouvera la fulgurance d'Anita Molinero mais aussi Alain Bublex (invité par Sandra Patron, ex-directrice de Triangle qui vient de prendre la direction du centre d'art du Parc Saint Leger, à Pougues-les-eaux).
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