// 2004spectacle vivant

LES LAURÉATS



Mohamed Shafik

Mohamed Shafik et Laurence Rondoni

Mohamed Shafik et Laurence Rondoni ont été invités par l’Officina dans le cadre de Dansem. L’Officina-atelier marseillais de production est une association, ayant pour but, l’aide à la production, à la création et à la diffusion de différentes formes d’art vivant. Dès sa création en 1996, Cristiano Carpanini, directeur du projet, positionne L’Officina sur le plan international, en activant ses rencontres, notamment transalpines. En 1998, conscient des difficultés de diffusion de nombreuses compagnies chorégraphiques sur l’ensemble du territoire, L’Officina décide de produire la première édition de Dansem, danse contemporaine en Méditerranée.

Mohamed Shafik est un jeune chorégraphe égyptien et ex-danseur de la troupe de l’Opéra du Caire dirigé par Walid Aouni. Il débute son travail personnel au Caire, en 2000, à l’occasion de six mois d’ateliers donné à des acteurs, non-danseurs. En 2003, il présente un duo, à Paris, Centre national de la danse et au Centre chorégraphique national de Tours, intitulé Bel Arabi Feel, en collaboration avec Laurence Rondoni, danseuse et chorégraphe. Ce duo interroge la relation entre deux cultures et deux individus, un homme et une femme, l’un à l’autre étrangers. Danses et actions se jouent dans un espace qui les sépare et où chacun d’eux explore dans sa langue, ses propres obsessions.

Halid • Mohamed Shafik et Laurence Rondoni
Hadid dans le cadre de Dansem 04
LAURÉAT 2004

"Le métal est le prix d’un rêve de puissance brutale, le rêve même du feu excessif" Gaston Bachelard, La Terre ou les rêveries de la volonté

Hadid [métal en arabe], pièce en neuf tableaux pour cinq interprètes et trois métallurgistes, se veut la rencontre de deux univers professionnels (artisans métallurgistes et artistes), culturels (Orient et Occident) et la fusion de plusieurs types d’expression (danse, musique, théâtre, installation plastique).

Mohamed Shafik souhaite à travers la matière du métal Hadid évoquer la dureté des temps et celle que nous nous infligeons à nous-même. Il parle aussi de cette impossible humanité qui nous caractérise et de notre incapacité à achever le pont qui nous relierait les uns aux autres.Hadid semble pourtant démontrer le contraire, réunissant au cœur du projet des danseurs d’origine différentes, trois métallurgistes, un chanteur d’opéra, un guitariste...

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