// 2008 // 2009spectacle vivant

LES LAURÉATS



Eva Doumbia © Sébastien Normand

La part du pauvre

La Part du Pauvre, c’est cette assiette que l’on laisse pour tous ceux, étrangers ou amis, qui viendraient la demander. Ainsi, l’esprit dans lequel s’est constitué la compagnie La part du pauvre, est la volonté de croiser exigence d’expérimentation artistique et engagement politique et social à travers ses projets. De père ivoirien et de mère française, il est apparu à Eva Doumbia la nécessité de développer son travail sur les deux continents. En 2002, elle crée un second groupe à Abidjan, Nana Triban, et commence à expérimenter l’idée de « pont culturel » entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Depuis 2007, elle est artiste associée au Théâtre des Bernardines.
  • France do Brésil © Tathy Yazigigi
  • France do Brésil © Tathy Yazigigi
France do Brésil
LAURÉAT 2009

La diversité “ethnique” française est loin de la représentation de ce que l’imaginaire mondial a de l’Hexagone.

En se demandant « qu’est-ce que nous partageons ? » plutôt que « qu’est ce qui nous sépare ? », parler du Brésil, c’est parler de la France, et inversement. Comment sommes-nous métis ; que signifie être métis, ici et là-bas ? Participant à l’événement 2009 de “L’année de la France au Brésil”, la compagnie crée un spectacle sur ces thèmes de l’identité nationale et du métissage, en relation avec la compagnie Núcleo Bartolomeu (dirigée par la metteure en scène Claudia Schapira). La fiction écrite par Aristide Tarnagda, (jeune auteur burkinabé) est inspirée des biographies des acteurs, de leurs improvisations et de paroles collectées lors de différents ateliers et rencontres.

  • On ne paiera pas l’oxygène
  • On ne paiera pas l’oxygène
  • On ne paiera pas l’oxygène
  • Le grand écart
  • Le grand écart
Le grand écart / On ne paiera pas l’oxygène
LAURÉAT 2008

La compagnie La part du pauvre travaille sur l’entre-deux monde : entre Marseille et certaines villes africaines. Ce projet sera répété lors de résidences à Brazzaville puis à Bamako et enfin à Marseille. La distribution est internationale : Roumanie, France, Congo, Burkina-Faso avec des acteurs aux origines diverses : marocaine, ivoirienne, italienne...

Aristide Tarnagda (Burkina Faso) et Dieudonné Niangouna (Congo) sont de jeunes dramaturges francophones repérés au Festival d’Avignon en 2007 et à la Comédie Française lors des éditions 2005 et 2007 d’Écritures d’Afrique au Vieux Colombier. Ce projet propose de mettre en regard deux de leurs textes poétiques et courts (25 et 40 minutes) mettant en scène une jeunesse des territoires pauvres. Il est question d’enfermement physique et mental, d’angoisse et de perte d’identité et de repères. Le Grand écart est celui du temps qui reste entre le moment T et la mort et le temps de On ne paiera pas l’oxygène s’étire au delà de la vie. Ces histoires, séparées par un entracte, seront racontées dans un même décor et un même univers sonore : transparence, reflet, images en trompe-l’œil, eau, miroirs, vitres et voix transformées.

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