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LES LAURÉATS



Karine Rougier
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Karine Rougier

Karine Rougier, née en 1982, a étudié à l’Ecole des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence. Elle est représentée par la galerie Espace à Vendre à Nice et la galerie Bertrand Baraudou à Paris. Elle vit et travaille à Marseille. Son catalogue monographique est paru aux Éditions sextant et plus en 2011.
En 2010, elle est lauréate de Mécènes du Sud, qui l’aide à produire sa première exposition personnelle à Paris.

Elle réalise sa première exposition personnelle à la galerie Espace à Vendre à Nice dès sa sortie de l’école, et participe à de nombreuses expositions collective en France (Musée d’Art contemporain, 2007, Galerie de la Friche 2006, Galerie Martagon, 2007…), et depuis peu à Rome. Karine Rougier est également présente chaque année sur les foires d’art contemporain tel que Slick, et le Salon du Dessin Contemporain à Paris. Elle a souvent dirigé des ateliers de dessin/collage pour des enfants de 5 à 12 ans (2005 à 2010) et adultes ; ainsi que des workshop pour des étudiants de première année aux Beaux-Arts de Clermont-Ferrand (2010).

Elle fait aujourd’hui partie de nombreuses collections privées, et de la collection du Fonds Communal de la Ville de Marseille depuis 2009. Elle travaille actuellement à la réalisation d’un catalogue dont la sortie est prévue en novembre 2011.
  • La ronde, 140 x 100 cm, crayons gris et collage sur papier, 2009
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LAURÉAT
2010

Flottants sur la surface blanche du papier, les dessins de Karine Rougier abritent une population curieuse, inquiétante, sexuelle et parfois macabre. Évanescents, perdus dans l’immensité d’une feuille A4 ou d’un plan 120 x 115 cm (notamment), les personnages poursuivent discrètement leurs activités anxiogènes et libérées. Le trait noir dessine chaque cheveu, chaque pelage, chaque détail avec une précision qui tient sans doute d’une certaine forme d’obsession. Tout concourt alors à poser les bases d’une œuvre précieuse et délurée, dans laquelle les rêves les plus flous prennent corps avec une netteté redoutable. Tout traverse le monde de Karine Rougier, l’imagerie médicale, le chamanisme, les dieux indiens, Batman et Jérome Bosch... les sources se brouillent sans autre distinction que leur rôle dans la composition narrative du dessin.
Mais ces créatures semblent se noyer, l’artiste les laisse dans les profondeurs de l’image, elle les garde à distance de peur qu’ils ne surviennent dans le réel avec trop d’assurance. L’usage du motif en aplat participe également à cette précaution, il vient rappeler ces figures de l’autre monde à leur condition d’artefacts. Ainsi Karine Rougier les contient dans la boîte de pandore que constitue son œuvre foisonnante.
Guillaume Mansart, 2010.

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