// 2005 // 2004arts visuels

LES LAURÉATS


Galerie Roger Pailhas

Arts dealers, Salon International d’Art Contemporain, invitait chaque année, dans l’espace de la Galerie Roger Pailhas, des galeries internationales qui présentaient le travail des jeunes artistes qu’elles soutenaient. Cette manifestation internationale s’est affirmée comme l’un des rendez-vous incontournables des amateurs d’art. Les ambitions de cet évènement étaient de diffuser l’art contemporain mais aussi de développer un marché d’art à Marseille et de soutenir la jeune création, en comptant sur les cinq mille visiteurs et la présence de collectionneurs, conservateurs de musées, directeurs de musées et directeurs de centre d’art.

En 2004, les galeries ont été sélectionnées par Eric Troncy, curator et critique d’art français qui choisit également, en relation avec elles, les artistes et les oeuvres.

En 2005 Art Dealers était devenue une foire d’art contemporain incontournable et unique à Marseille. Cette année-là a été gravement marquée par le décès de Roger Pailhas, organisateur de cet évènement et acteur inestimable de la scène artistique contemporaine à Marseille.

  • Catherine Sullivan, Poor little Sanya Economic Parable, 2004, © collection [mac]marseille
  • Catherine Sullivan, Poor little Sanya Economic Parable, 2004, © collection [mac]marseille
  • Catherine Sullivan, Poor little Sanya Economic Parable, 2004, © collection [mac]marseille
  • Catherine Sullivan, Poor little Sanya Economic Parable, 2004, © collection [mac]marseille
  • Catherine Sullivan, Poor little Sanya Economic Parable, 2004, © collection [mac]marseille
  • Catherine Sullivan, Poor little Sanya Economic Parable, 2004, © collection [mac]marseille
  • Catherine Sullivan, Poor little Sanya Economic Parable, 2004, © collection [mac]marseille
ART DEALERS http://www.rogerpailhas.com
LAURÉAT 2004

En 2004, le comité artistique de Mécènes du Sud choisit de remettre un prix à la photographe américaine Catherine Sullivan. Sept œuvres achetées à cette artiste par Mécènes du Sud font l’objet d’un don au Musée d’Art Contemporain de Marseille.

Catherine Sullivan, jeune artiste américaine de renom, née à Los Angeles en 1968, s’attache à la question de la théâtralité en relation à l’actualité du monde. C’est ainsi qu’elle crée des mises en scènes, qui plutôt que des performances, sont relatées par des films ou des photographies. Son inquiétude palpable dans ses performances et films révèle le degré vers lequel les gestes quotidiens et les états émotionnels sont écrits et joués, questionnant les limites entre inné et acquis. La scène composée ici est une reconstitution « imaginée » de l’attaque du théâtre de Moscou par les Tchétchènes.

  • Claude Lévêque, Sourire, 2005 © collection [mac]musée d’art contemporain -Marseille © JEAN-CHRISTOPHE LETT, 68 rue Tilsit marseille –6e, 04 91 58 57 22 – 06 63 10 05 52 lettjc@free.fr
  • Claude Lévêque, Manège, 2005 © collection [mac]musée d’art contemporain -Marseille © JEAN-CHRISTOPHE LETT, 68 rue Tilsit marseille –6e, 04 91 58 57 22 – 06 63 10 05 52 lettjc@free.fr
Art dealers
LAURÉAT 2005

En 2005, le comité artistique de Mécènes du Sud a sélectionné deux photographies de Claude Levêque, artiste marseillais majeur, remises au Musée d’Art Contemporain de Marseille.

Claude Lévèque est un artiste français né en 1953 à Nevers. Après des études à l’école d’art de Bourges, il s’intéresse de près à la scène alternative musicale et artistique de la fin des années soixante-dix et quatre-vingt. Depuis ce moment, son œuvre frappe par son sens de la théâtralisation et sa puissance d’évocation et de stimulation d’affects qu’elle engendre chez le spectateur, par sa relation intime, enfin, avec une histoire artistique et culturelle, en restant toujours à l’écart de tout effet de citation ou d’anecdote. Claude Lévèque porte une attention particulière aux ambiances créées par la lumière et le son. Néanmoins, parallèlement à son travail de vidéaste et de plasticien, Claude Lévèque poursuit une œuvre photographique riche, qu’il fait rythmer avec une expérimentation du quotidien et de rencontres sensibles avec les événements intimes de l’expérience du monde. « Manège » met à nu les angoisses et les peurs presque obsessionnelles liées au corps, « Sourire » renvoie aux questions de l’enfance, du passage du temps, du souvenir.

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