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	<title>M&#233;c&#232;nes du Sud</title>
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	<description>des entreprises avec un suppl&#233;ment d'art</description>
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		<title>M&#233;c&#232;nes du Sud</title>
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		<title>Ici-M&#234;me, la ville comme un autre ailleurs</title>
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		<dc:date>2012-06-01T01:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Lucien</dc:creator>



		<description>Psychanalys&#233;, radiographi&#233;, interpr&#233;t&#233; : l'urbain dans sa dimension la plus brute est devenu un enjeu artistique majeur de la cr&#233;ation contemporaine. Apr&#232;s leurs Agences de Conversation et leur Congr&#232;s des Experts propos&#233;s en avril dans le cadre du cycle &#8220;En Corps Urbains&#8221; au Th&#233;&#226;tre du Merlan, le collectif Ici-M&#234;me revient au c&#339;ur de sa mati&#232;re de cr&#233;ation pour des Concerts de Sons de Ville o&#249; il entra&#238;ne les publics, &#224; l'aveugle, dans une (re)d&#233;couverte sensitive et sid&#233;rante. Entretien avec Corinne (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-Spectacle-vivant-.html" rel="directory"&gt;Spectacle vivant&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Psychanalys&#233;, radiographi&#233;, interpr&#233;t&#233; : l'urbain dans sa dimension la plus brute est devenu un enjeu artistique majeur de la cr&#233;ation contemporaine. Apr&#232;s leurs &lt;i&gt;Agences de Conversation&lt;/i&gt; et leur &lt;i&gt;Congr&#232;s des Experts&lt;/i&gt; propos&#233;s en avril dans le cadre du cycle &#8220;En Corps Urbains&#8221; au Th&#233;&#226;tre du Merlan, le collectif Ici-M&#234;me revient au c&#339;ur de sa mati&#232;re de cr&#233;ation pour des &lt;i&gt;Concerts de Sons de Ville&lt;/i&gt; o&#249; il entra&#238;ne les publics, &#224; l'aveugle, dans une (re)d&#233;couverte sensitive et sid&#233;rante. Entretien avec Corinne Pontier, une de ses membres.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Herv&#233; Lucien : Plus qu'un d&#233;cor ou un alibi, la ville devient une v&#233;ritable mati&#232;re de cr&#233;ation &#224; chacun de vos projets. Comment en &#234;tes-vous arriv&#233;s &#224; ce type d'interventions ?&lt;br&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Corinne Pontier :&lt;/strong&gt; L'Agence de Conversations est un dispositif que nous avons commenc&#233; il y a une dizaine d'ann&#233;es et qui regroupe une partie de nos interrogations sur l'espace public. Le point de d&#233;part, ce sont les &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2002 o&#249; Jean-Marie Le Pen est arriv&#233; au deuxi&#232;me tour : nous &#233;tions en cours de cr&#233;ation &#224; Grenoble et nous avons suspendu nos actions. Nous nous sommes alors laiss&#233;s emporter dans le flux de cet &#233;v&#233;nement. Un v&#233;ritable mouvement de parole est n&#233; dans l'espace public dans lequel nous nous sommes immisc&#233;s et que nous avons m&#234;me amplifi&#233; avec nos actions. Nous &#233;tions jusque-l&#224; moins dans la parole que dans le travail d'usage d&#233;cal&#233; de l'espace public, nourri par des personnes venant de l'anthropologie, de la sociologie. L'id&#233;e restait de travailler sur le ralentissement du temps, l'&#233;coute.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : La notion de t&#233;moignage est cruciale dans votre travail.&lt;br&gt;
C. P :&lt;/strong&gt; Oui, car il s'agit de partir de constats. La notion de s&#233;rie aussi est importante, ce travail prend et dure longtemps : nous traversons le temps, ce n'est pas une action isol&#233;e, nous en menons parfois de fa&#231;on compl&#232;tement invisible, sans que ce soit annonc&#233;, sans instrumentalisation par la politique de la ville&#8230; Ce qui nous int&#233;resse, c'est d'&#234;tre &#224; un endroit o&#249; la rencontre avec l'autre est non anticip&#233;e, non rep&#233;r&#233;e, non signal&#233;e. Chaque personne est capt&#233;e al&#233;atoirement dans les flux hasardeux de la ville. Nous nous int&#233;ressons aux interstices de la ville comme aux interstices de la conversation.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : Est-ce un parti pris documentaire ?&lt;br&gt;
C. P :&lt;/strong&gt; Nos &lt;i&gt;Travers&#233;es de nuits&lt;/i&gt; ou les &lt;i&gt;Concerts de Sons de ville&lt;/i&gt; sont des &#233;critures proches du documentaire de cr&#233;ation, car il y a tout de m&#234;me une part de subjectivit&#233;, qui est annonc&#233;e. La notion documentaire rel&#232;ve du champs large que nous &#233;tablissons dans nos recherches, de l'accumulation de points de vue. Ces projets seraient ainsi de longs travellings &#224; travers notre sujet. Nous venons du spectacle vivant, de la fiction, mais avec le temps nous avons &#233;pur&#233; notre discours pour laisser parler le sujet lui-m&#234;me : nous consid&#233;rons que l'impr&#233;visible du r&#233;el peut profitablement remplacer le c&#244;t&#233; spectaculaire d'un &#233;v&#233;nement artistique.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : Votre d&#233;marche est &#224; la fois une approche du public et un &#8220;spectacle&#8221; : le rendu artistique est-il aussi important que les liens qui se tissent avec les participants ?&lt;BR&gt;
C. L :&lt;/strong&gt; C'est en grande partie li&#233; &#224; notre pass&#233; dans le spectacle vivant, o&#249; la place du public a &#233;t&#233; longuement interrog&#233;e. Au sein d'Ici-M&#234;me, nous en arrivons aujourd'hui &#224; ne plus savoir qui est qui. Nous voulons donner la possibilit&#233; de traverser plusieurs positions alternativement, sans emprisonner les sujets : il s'agit pour le public comme pour nous-m&#234;mes de circuler, d'&#234;tre toujours en d&#233;placement dans diff&#233;rents &#233;tats et positionnements.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : Pour 2013 vous projetez un &#8220;Op&#233;ra-Tour&#8221; pour saisir les flux de la ville. En quoi consiste ce projet ?&lt;br&gt;
C. L :&lt;/strong&gt; C'est une mise en r&#233;cit d'exp&#233;riences invisibles sur lesquelles nous travaillons actuellement, une sorte de partition, de &#8220;livret d'op&#233;ra&#8221; mais aussi un carnet de rendez-vous. Il est b&#226;ti sur une s&#233;rie d'exp&#233;riences propos&#233;es autour des &#8220;plateformes&#8221; marseillaises, des lieux de flux : entr&#233;es/sorties de ville, d'usagers, de marchandises, de moyens de communication, de d&#233;chets&#8230; Nous n'avons pas voulu nous positionner uniquement sur des quartiers mais sur des rapports &#224; la ville plus larges en choisissant d'investir ces &#233;changeurs qui &#233;chappent &#224; la politique locale. Notre g&#233;ographie de projet pose ainsi un calque suppl&#233;mentaire sur la ville.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : Vous avez &#233;t&#233; laur&#233;ats M&#233;c&#232;nes du Sud en 2008 et vous revenez dans le dispositif cette ann&#233;e. Cela vous apporte quoi ?&lt;br&gt;
C. L :&lt;/strong&gt; C'est tr&#232;s important pour la mise en place de nos projets sur Marseille : il existe un &#233;cho certain aux probl&#233;matiques d'espace public et aux activit&#233;s de la ville port&#233;es par les grandes entreprises, sur lesquelles M&#233;c&#232;nes du Sud nous fournit un &#233;clairage int&#233;ressant et se r&#233;v&#232;le une ressource indispensable.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Du 6 au 9 juin &#8226; &#224; 7h et 19h (&amp; 22h le 8) &#8226; D&#233;parts M&#233;tro Bougainville et place Bernard du Bois &#8226; Marseille 15e et 1er &#8226; 5 euros (r&#233;servations indispensables) &#8226; &#224; partir de 10 ans &#8226; 04 91 11 19 20&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.merlan.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;www.merlan.org&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.icimeme.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;www.icimeme.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Insula, exposition de Berdaguer &amp; P&#233;jus &#224; l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne du 16 mars au 13 mai 2012</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/Insula-exposition-de-Berdaguer.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mecenesdusud.fr/Insula-exposition-de-Berdaguer.html</guid>
		<dc:date>2012-05-02T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Cucurullo</dc:creator>



		<description>Depuis Marcel Duchamp les investigations des artistes vont toujours plus loin dans l'accaparement du r&#233;el avec le souci de repousser encore plus loin les limites de l'art jusqu'&#224; ce que l'un et l'autre se confondent parfois. En introduisant d'autres m&#233;thodes de travail, en accordant au concept une place importante, en privil&#233;giant l'int&#233;r&#234;t critique et non plus seulement plastique, l'&#339;uvre de Duchamp a radicalement boulevers&#233; l'art du si&#232;cle dernier. Aujourd'hui encore cette r&#233;flexion sur l'art et ses (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-Feedback-.html" rel="directory"&gt;Feedback&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis Marcel Duchamp les investigations des artistes vont toujours plus loin dans l'accaparement du r&#233;el avec le souci de repousser encore plus loin les limites de l'art jusqu'&#224; ce que l'un et l'autre se confondent parfois. En introduisant d'autres m&#233;thodes de travail, en accordant au concept une place importante, en privil&#233;giant l'int&#233;r&#234;t critique et non plus seulement plastique, l'&#339;uvre de Duchamp a radicalement boulevers&#233; l'art du si&#232;cle dernier. Aujourd'hui encore cette r&#233;flexion sur l'art et ses limites ainsi que sur ses relations avec la soci&#233;t&#233; n'a pas cess&#233; de produire ses effets. Cr&#233;er se r&#233;v&#232;le plus complexe que simplement ex&#233;cuter le geste parfait, r&#233;aliser une &#339;uvre inspir&#233;e ou produire quelque chose.&lt;br&gt; Exemple avec l'invention du ready-made [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Un objet trouv&#233; ou achet&#233; mais surtout &quot;d&#233; fonctionnalis&#233;&quot; car plac&#233; dans un (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] : vu de loin n'importe quel objet du monde ordinaire peut &#234;tre trait&#233; comme une &#339;uvre d'art &#224; condition que ce traitement soit le fait d'un artiste. Facile alors de conclure &#224; un raisonnement tautologique puisque l'&#339;uvre d'art n'est rien d'autre que ce qui est produit par un artiste, qui lui-m&#234;me se d&#233;finit par sa capacit&#233; &#224; faire &#339;uvre d'art !&lt;br&gt;
Pourtant cette circularit&#233; n'est qu'apparente. L'art n'est plus seulement une jouissance esth&#233;tique, il faut que le regard rep&#232;re la multiplicit&#233; des interactions pour que le regardeur &#233;prouve une jouissance polys&#233;mique. Disons que l'art contemporain ne fait pas que changer la forme des choses, mais aussi leur sens [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Et c'est bien souvent le mot qui met en marche l'image.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;].&lt;br&gt; De l'ambigu&#239;t&#233; et un vertige pour les sens que nous retrouvons dans l'exposition de Christophe Berdaguer et Marie P&#233;jus &#224; l'IAC de Villeurbanne. Au moment o&#249; de nombreux artistes d&#233;veloppent un projet artistique qui se pr&#233;occupe du r&#233;el, les laur&#233;ats M&#233;c&#232;nes du Sud en 2011 [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='www.mecenesdusud.fr/Berdaguer-Pejus' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] explorent d'autres territoires comme l'indique le titre de leur exposition, &lt;i&gt;Insula&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='L'insula, ou cortex insulaire fait partie du cortex c&#233;r&#233;bral, et conserve (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]. J'ai l'impression que leur investigation du r&#233;el est modul&#233;e par leur approche conceptuelle avant de donner lieu &#224; de nouvelles mat&#233;rialisations. Visualisez pour commencer des environnements plut&#244;t que des installations parce que c'est un genre plus sensible &#224; l'espace et &#224; l'exp&#233;rience de l'espace. Ce bin&#244;me s'int&#233;resse aussi bien &#224; l'espace physique, plastique qu'&#224; l'espace du r&#234;ve et aux interactions entre le corps et l'esprit. Mais comment repr&#233;senter cette &#233;tendue ind&#233;finie o&#249; les corps r&#233;sident en mouvement ?&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La premi&#232;re chose que je remarque est la fa&#231;on bien particuli&#232;re dont ils choisissent d'habiter l'IAC. Lentement mais surement, j'oublie les vieux principes du white cube au profit d'autre chose. Dans la plupart des cas, la solution retenue est celle de la bo&#238;te blanche qui isole les &#339;uvres : il s'agit d'&#233;viter toute perturbation, de garantir une certaine autonomie des cr&#233;ations expos&#233;es afin de favoriser les exp&#233;riences que les visiteurs en feront. Ici l'agencement de l'exposition, ou l'accrochage si vous pr&#233;f&#233;rez (m&#234;me s'il n'y a plus grand chose &#224; accrocher bien souvent), se caract&#233;rise par une blancheur omnipr&#233;sente du sol au plafond en passant par les productions des artistes.&lt;br&gt;
L'effet est saisissant, j'h&#233;site souvent avant de m'approcher, je regarde o&#249; je mets les pieds et j'ai m&#234;me du mal &#224; identifier les textures des volumes, des constructions hybrides ou des maquettes. Finalement je me laisse porter par cette sensation qui participe de l'&#233;trange unit&#233; de l'exposition. C'est un peu comme si j'&#233;tais &#224; l'int&#233;rieur d'une architecture r&#234;v&#233;en, voire dans la t&#234;te d'une autre personne !&lt;br&gt;
Plut&#244;t d&#233;concertant &#224; l'image de cette &lt;i&gt;For&#234;t &#233;pileptique&lt;/i&gt;, un dispositif de projection aux qualit&#233;s immersives o&#249; le visiteur d&#233;couvre, &#233;prouve m&#234;me une d&#233;ambulation dans une for&#234;t &#233;clair&#233;e par des stroboscopes susceptibles de provoquer des crises d'&#233;pilepsie de type photosensible.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
A la fin de ma visite je r&#233;alise quel est l'effet de sym&#233;trie souhait&#233; par les auteurs avec l'exposition de &lt;i&gt;Kilda 2&lt;/i&gt; en guise d'ouverture puis de &lt;i&gt;Kilda&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='L'archipel de Saint Kilda a abrit&#233; pendant plusieurs mill&#233;naires quelques (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;] &#224; la fin. Imaginez une &#238;le habit&#233;e uniquement par des oiseaux, du vent et une communaut&#233; qui ignore ce qui se passe dans le reste du monde, un contexte qu'ils mat&#233;rialisent sous la forme temporaire d'une architecture arachn&#233;ide faite de chaines, d'un ciel &#224; l'envers, de son reflet ou encore de concr&#233;tions et de fientes. Ici encore le r&#233;el ressurgit gr&#226;ce &#224; l'imaginaire et aux mots que les formes plastiques suscitent.&lt;br&gt;
Le vertige du visiteur est souvent li&#233; &#224; la pr&#233;sence d'objets expos&#233;s dans les espaces de l'art contemporain o&#249; toute &#339;uvre d'art semble exister sous une double esp&#232;ce, &#224; la fois objet r&#233;el parce que ce qui est expos&#233; est imm&#233;diatement identifiable et produit de l'imagination parce que dans ce contexte ils ne sont plus exactement ce qu'ils sont ailleurs. C'est un trouble qui enfle encore avec la d&#233;marche de Berdaguer &amp; P&#233;jus [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='www.documentsdartistes.org/artistes/berdaguer-pejus' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;] qui exposent des formes r&#233;siduelles, des potentiels plut&#244;t que des &#339;uvres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Un objet trouv&#233; ou achet&#233; mais surtout &quot;d&#233; fonctionnalis&#233;&quot; car plac&#233; dans un autre contexte o&#249; il sera consid&#233;r&#233; comme un objet d'art.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Et c'est bien souvent le mot qui met en marche l'image.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;a href=&quot;http://www.mecenesdusud.fr/Berdaguer-Pejus.html&quot; class='spip_out'&gt;www.mecenesdusud.fr/Berdaguer-Pejus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] L'insula, ou cortex insulaire fait partie du cortex c&#233;r&#233;bral, et conserve aujourd'hui encore de nombreux secrets. L'insula re&#231;oit un certain nombre d'informations relatives &#224; l'&#233;tat du corps, la mesure de son propre rythme cardiaque, la motricit&#233; de certains organes, le contr&#244;le de certaines &#233;motions, la conscience du soi&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] L'archipel de Saint Kilda a abrit&#233; pendant plusieurs mill&#233;naires quelques familles dont le mode de vie autarcique d&#233;pendait presque enti&#232;rement des oiseaux. Les derniers habitants furent &#233;vacu&#233;s en 1930 c&#233;dant aux volatiles cet &#233;trange royaume, zone de reproduction pour de nombreuses esp&#232;ces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;a href=&quot;http://www.documentsdartistes.org/artistes/berdaguer-pejus/radiog.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;www.documentsdartistes.org/artistes/berdaguer-pejus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>48H CHRONO</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/48H-CHRONO.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phane Galland</dc:creator>



		<description>Dans une Friche en chantier et en mutation, appel&#233;e &#224; assumer officiellement un statut de lieu majeur lors de l'ann&#233;e Capitale europ&#233;enne de la Culture en 2013, 48H CHRONO est un rendez-vous d'importance en m&#234;me temps qu'un parti-pris artistique fort. Les enjeux sont multiples : inscrire plus clairement la Friche la Belle de Mai dans son quartier et sa ville, rendre compte de la diversit&#233; des activit&#233;s de ses r&#233;sidents, investir un site en (d&#233;)construction, &#233;largir ses publics&#8230; La prise de risque (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-Musique-.html" rel="directory"&gt;Musique&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une Friche en chantier et en mutation, appel&#233;e &#224; assumer officiellement un statut de lieu majeur lors de l'ann&#233;e Capitale europ&#233;enne de la Culture en 2013, 48H CHRONO est un rendez-vous d'importance en m&#234;me temps qu'un parti-pris artistique fort. Les enjeux sont multiples : inscrire plus clairement la Friche la Belle de Mai dans son quartier et sa ville, rendre compte de la diversit&#233; des activit&#233;s de ses r&#233;sidents, investir un site en (d&#233;)construction, &#233;largir ses publics&#8230;&lt;br&gt;
La prise de risque est r&#233;elle, assum&#233;e et transform&#233;e en invitation au jeu. Pendant 48 heures se succ&#232;deront ou cohabiteront une quarantaine de propositions : installations sonores et visuelles, cuisine, concerts, arts plastiques, performances, dancefloors, projections et exp&#233;riences participatives. Le volet musical s'y enrichit notamment des concerts du festival Les Musiques.&lt;br&gt;
L'artiste marseillais eriKm a &#233;t&#233; associ&#233; &#224; la pr&#233;paration de ces 48H CHRONO. L'occasion id&#233;ale de discuter avec le musicien, platiniste, plasticien, &#224; qui nous devrons par exemple la pr&#233;sence de l'in&#233;narrable organiste Charlie O. pendant ce weekend-end &#171; frichiste &#187;, mais pas que, loin de l&#224;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;St&#233;phane Galland : Comment as-tu &#233;t&#233; sollicit&#233; sur 48H CHRONO et quelle a &#233;t&#233; ton implication ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;eriKm :&lt;/strong&gt; J'ai &#233;t&#233; invit&#233; par SFT (Syst&#232;me Friche Th&#233;&#226;tre, structure r&#233;f&#233;rente et &#224; l'origine du projet de la Friche, nda) dans la continuit&#233; de ma r&#233;sidence dans le b&#226;timent de La Friche depuis 2007. Ce 48H CHRONO est une premi&#232;re version, dans une Friche en chantier, pour lequel ils m'ont demand&#233; d'&#234;tre programmateur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;S. G : Ta r&#233;sidence &#224; la Friche est de quelle nature ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;e. :&lt;/strong&gt; Quand la SCIC (Soci&#233;t&#233; Coop&#233;rative d'Int&#233;r&#234;t Collectif) s'est mont&#233;e, les &#233;quipes de SFT se sont retrouv&#233;s dans le sch&#233;ma dans lequel ils &#233;taient auparavant, &#224; savoir soutenir des projets ; je leur ai alors propos&#233; d'y avoir un atelier pour pouvoir montrer mon travail plastique.&lt;br&gt;
Ce qui m'a vraiment int&#233;ress&#233; dans 48H CHRONO, c'est la globalit&#233; du projet qui impliquait de rencontrer et travailler avec l'ensemble des structures pr&#233;sentes &#224; la Friche. J'avais d&#233;j&#224; travaill&#233; avec Documents d'Artistes, Zinc, Art Temps R&#233;el ou Radio Grenouille, avec qui c'&#233;tait l'occasion de poursuivre et d'approfondir des actions. Il n'y a pas d'esth&#233;tique particuli&#232;re qui domine, tout s'est construit &#224; partir des propositions et des envies de chacun. J'ai travaill&#233; de mani&#232;re tr&#232;s empirique car certaines structures abordent des questions dont je suis relativement &#233;loign&#233;. Au-del&#224; des dimensions qui me sont tr&#232;s famili&#232;res, comme le parcours sonore que nous avons construit, les arts plastiques ou encore le multim&#233;dia avec Zinc, c'&#233;tait une des dimensions int&#233;ressantes du projet. Je n'&#233;tais pas l&#224; en tant qu'artiste, j'ai pu changer de casquette.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;S. G :&lt;/strong&gt; Le programme, en forme de parcours dans le lieu propose des croisements de pratiques et d'esth&#233;tiques qui ne sont pas tr&#232;s fr&#233;quents par chez nous&#8230; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;e. :&lt;/strong&gt; Ma position de programmateur n'&#233;tait pas arbitraire par rapport &#224; cela, j'&#233;tais dans un rapport diff&#233;rent de ce que je fais d'habitude en tant qu'artiste. J'ai collabor&#233; avec les structures. Pour la danse par exemple, j'avais d&#233;j&#224; beaucoup travaill&#233; dans le contemporain, et l&#224; je voulais aller vers quelque chose de plus ouvert, d'o&#249; l'id&#233;e de bal tango argentin que j'ai propos&#233; &#224; Marseille Objectif Danse. Il y a aussi de nombreux projets qui n'ont pas pu se faire, faute de disponibilit&#233; des lieux et espaces en travaux. Avec ce chantier en cours, nous avons travaill&#233; sous la contrainte. J'en ai l'habitude, et cela m&#232;ne souvent vers quelque chose d'aventureux et exp&#233;rimental.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;S. G : Tu seras aussi pr&#233;sent en tant qu'artiste, notamment pour un concert avec F.M. Einheit&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;e. :&lt;/strong&gt; Nous jouons ensemble depuis 2008. C'est un de mes mentors et quelqu'un de tr&#232;s important pour moi. Il a sorti au d&#233;but des ann&#233;es 90 un album extraordinaire d'une musique d&#233;j&#224; faite de collages, un peu comme ce que je fais.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;S. G : Chacun de vos concerts est-il tr&#232;s diff&#233;rent ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;e. :&lt;/strong&gt; Oui car il s'agit toujours d'un rapport avec l'architecture du lieu. Pour F.M. Einheit, il y a constamment une histoire de r&#233;sonnance du b&#226;timent. D&#233;j&#224; dans les ann&#233;es 80 avec Einst&#252;rzende Neubauten, ils attaquaient les b&#226;timents au marteau-piqueur, ce sont des pr&#233;curseurs de toute la musique dite industrielle. Il a un set de percussioniste tr&#232;s particulier, avec des briques, entre autres. Le concert aura lieu au bout de la rue de la Salle Se&#239;ta, au milieu des conteneurs car il n'&#233;tait pas possible de le faire dans le b&#226;timent en construction pour des raisons de s&#233;curit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;strong&gt;S. G : Quelles sont les propositions qui te tiennent particuli&#232;rement &#224; c&#339;ur ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;e. :&lt;/strong&gt; L'inauguration de la Traverse Antonin Artaud, qui &#233;tait marseillais et qui n'a pas de rue &#224; son nom dans la ville, est tr&#232;s importante pour moi. La com&#233;dienne C&#233;cile Duval et le po&#232;te Damien Shultz vont performer certains de ses textes. Le fait d'amener le loto du quartier &#224; la Friche aussi et le bal tango&#8230;&lt;br&gt;
Et bien sur, les 48 heures sur l'acousmonium d'Art Temps R&#233;el avec une programmation exclusivement f&#233;minine.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;S. G : Quelle est ton actualit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;e. :&lt;/strong&gt; Je viens de sortir un album, &lt;i&gt;Transfall&lt;/i&gt;, sur le label australien Room40 avec lequel j'ai d&#233;j&#224; travaill&#233;, avec une pi&#232;ce pour un ensemble de musique contemporaine et des pi&#232;ces &#233;lectro-acoustiques. Avec Cartouche, que je forme avec Natacha Muslera, nous sortirons un album en mai sur le label japonais Monotype, puis on sera en tourn&#233;e en septembre. Enfin je sors une monographie en septembre chez les Presses du R&#233;el.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Du vendredi 18 au dimanche 20 mai &#8226; Friche la Belle de Mai &#8226; 41 rue Jobin &#8226; Marseille 3e &#8226; 04 95 04 95 04 &#8226; entr&#233;e libre&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.lafriche.org/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;www.lafriche.org&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.erikm.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;www.erikm.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Charles-Eric Petit | Vaudeville psych&#233;d&#233;lique, mode d'emploi</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/Charles-Eric-Petit-Vaudeville.html</link>
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		<dc:date>2012-05-02T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Lucien</dc:creator>



		<description>D&#233;couvert avec Notre Dallas, le jeune auteur-metteur en sc&#232;ne de la compagnie L'Individu cr&#233;e au Gyptis Le Quadrille Amoch&#233;, &#8220;vaudeville psych&#233;d&#233;lique&#8221; &#233;crit en empathie avec ses acteurs. Une &#339;uvre iconoclaste, tout en glissements entre vaudeville burlesque, auto-fiction g&#233;n&#233;rationnelle et arch&#233;types pioch&#233;s chez Shakespeare (dont il adaptera Le Songe d'Une Nuit d'&#201;t&#233; en 2013). Dans cette joyeuse et baroque prise de t&#234;te entre quatre trentenaires r&#233;fugi&#233;s &#224; la montagne, Charles-Eric Petit ambitionne de (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-Spectacle-vivant-.html" rel="directory"&gt;Spectacle vivant&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;couvert avec &lt;i&gt;Notre Dallas&lt;/i&gt;, le jeune auteur-metteur en sc&#232;ne de la compagnie L'Individu cr&#233;e au Gyptis &lt;i&gt;Le Quadrille Amoch&#233;&lt;/i&gt;, &#8220;vaudeville psych&#233;d&#233;lique&#8221; &#233;crit en empathie avec ses acteurs. Une &#339;uvre iconoclaste, tout en glissements entre vaudeville burlesque, auto-fiction g&#233;n&#233;rationnelle et arch&#233;types pioch&#233;s chez Shakespeare (dont il adaptera &lt;i&gt;Le Songe d'Une Nuit d'&#201;t&#233;&lt;/i&gt; en 2013). Dans cette joyeuse et baroque prise de t&#234;te entre quatre trentenaires r&#233;fugi&#233;s &#224; la montagne, Charles-Eric Petit ambitionne de rafra&#238;chir une certaine magie du th&#233;&#226;tre.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Herv&#233; Lucien : Depuis &lt;i&gt;Notre Dallas&lt;/i&gt; chacune de vos cr&#233;ations donne naissance &#224; des pi&#232;ces satellitaires comme &lt;i&gt;Les Visages de Franck&lt;/i&gt; : pourquoi ce fonctionnement ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Charles-Eric Petit :&lt;/strong&gt; Je suis auteur avant d'&#234;tre metteur en sc&#232;ne, ma mise en sc&#232;ne est un prolongement de l'&#233;criture. Je veux partager cette &#233;criture, impliquer les acteurs et techniciens, j'&#233;cris de plus en plus en pensant &#224; un acteur plut&#244;t qu'&#224; un personnage, donc au del&#224; de la pi&#232;ce initiale, il existe des variations, des focus. Chaque &#339;uvre fait na&#238;tre une &#233;criture : il y a l'&#339;uvre matrice et des propositions qui tournent autour de cette &#339;uvre, qui fonctionne ainsi comme un th&#233;or&#232;me. Nous recr&#233;ons en permanence les pi&#232;ces, ce qui donne ces d&#233;clinaisons. C'est une mani&#232;re de construire que nous retrouvons au sein m&#234;me des pi&#232;ces : il y a une premi&#232;re lecture comme une r&#232;gle du jeu, un point de rassemblement, et puis une deuxi&#232;me, en miroir avec des &#339;uvres r&#233;f&#233;rences comme le th&#233;&#226;tre de Shakespeare,&lt;i&gt; Le Songe d'Une Nuit d'&#201;t&#233;&lt;/i&gt;. Ces propositions f&#233;condes cr&#233;ent des niveaux narratifs qui d&#233;placent constamment le regard. Le monde autour de nous n'est plus objectif, de cette mani&#232;re, nous essayons de capturer des moments d'humanit&#233; : c'est notre mani&#232;re &#224; nous d'&#234;tre le miroir de la soci&#233;t&#233; d'aujourd'hui.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : Est-ce une nouvelle forme de th&#233;&#226;tre baroque ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;CE. P :&lt;/strong&gt; Oui, dans la mani&#232;re d'ajouter, parfois de surcharger. Je ne suis pas le seul dans ma g&#233;n&#233;ration &#224; me revendiquer de cette influence. Avec le t&#233;l&#233;vision, le cin&#233;ma, Internet, nous ne pouvons plus cr&#233;er au th&#233;&#226;tre comme nous le faisions auparavant. J'ai envie de m'adresser au citoyen d'aujourd'hui. Les codes de la repr&#233;sentation en soci&#233;t&#233; bougent et cela m'int&#233;resse de faire &#233;voluer les codes au th&#233;&#226;tre, comme Jo&#235;l Pommerat peut appliquer les codes du cin&#233;ma dans ses pi&#232;ces.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : Comment votre cr&#233;ation s'articule autour de l'adaptation du Songe d'Une Nuit d'&#201;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;CE. P :&lt;/strong&gt; Chaque projet est autonome mais attach&#233; &#224; l'&#339;uvre de Shakespeare, j'ai &#233;tabli avec celle-ci une sorte de dialogue. Je suis arriv&#233; &#224; Shakespeare en passant par Botho Strauss qui adapt&#233; &lt;i&gt;Le Songe d'Une Nuit d'&#201;t&#233;&lt;/i&gt; dans &lt;i&gt;Le Parc&lt;/i&gt;, &#224; la fois un &#233;cho au &lt;i&gt;Songe&lt;/i&gt; et une r&#233;flexion sur la soci&#233;t&#233; des ann&#233;es 80. Strauss interroge notre rapport au sacr&#233;. &lt;i&gt;Le Songe d'Une Nuit d'&#201;t&#233;&lt;/i&gt; n'est pas la pi&#232;ce la plus passionnante de Shakespeare mais le g&#233;nie est d'articuler plusieurs dramaturgies en autant de niveaux de lecture. En m&#234;me temps, la pi&#232;ce est une mise en abyme du th&#233;&#226;tre, tout s'entrem&#234;le et cela nous dit comment nous cr&#233;ons du r&#234;ve au th&#233;&#226;tre en s'appuyant sur le verbe. Et puis, il y a le quadrille amoureux dont je m'inspire dans ma nouvelle cr&#233;ation, qui parle du rapport de force en amour.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : &lt;i&gt;Le Songe d'Une Nuit d'&#201;t&#233;&lt;/i&gt; est donc une esp&#232;ce de cosmogonie dans lequel vous allez piocher pour recr&#233;er vos pi&#232;ces ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;CE. P :&lt;/strong&gt; Dans ce projet g&#233;n&#233;rique &lt;i&gt;Encore Un Songe&lt;/i&gt;, il y a plusieurs pi&#232;ces dont &lt;i&gt;Le Quadrille Amoch&#233;&lt;/i&gt; et puis &lt;i&gt;Les Visages de Franck&lt;/i&gt;. Tout irradie depuis Shakespeare. Mais nous n'avons pas &#224; le voir : cela ne m'int&#233;resse pas que les spectateurs viennent au th&#233;&#226;tre pour valider leurs acquis culturels. Ce qui m'int&#233;resse, c'est comment recr&#233;er du r&#234;ve, r&#233;inventer les codes du vaudeville&#8230;&lt;br&gt;&lt;i&gt;Le Quadrille Amoch&#233;&lt;/i&gt; s'inspire de personnes du &lt;i&gt;Songe&lt;/i&gt; et des figures du quadrille amoureux, auxquelles s'ajoutent les biographies de chacun des acteurs. Ces derniers ne sont pas juste des objets que je manipule mais des sujets. Cette cr&#233;ation est avant tout une pi&#232;ce d'auteur dans laquelle il s'agit d'inventer avec les acteurs des personnages qui deviennent des figures.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;H. L : Ce &lt;i&gt;Quadrille&lt;/i&gt; est-il une pi&#232;ce g&#233;n&#233;rationnelle ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;CE. P :&lt;/strong&gt; Il parle de notre situation de trentenaire, c'est peut-&#234;tre le lien que nous pouvons trouver avec &lt;i&gt;Notre Dallas&lt;/i&gt; : nous parlons de l&#224; o&#249; nous sommes, nous essayons de trouver un sens &#224; notre existence&#8230;&lt;br&gt;Le synopsis du &lt;i&gt;Quadrille Amoch&#233;&lt;/i&gt; est un peu b&#234;te : ce sont quatre bobos qui d&#233;cident de partir &#224; la montagne. Nous sommes sur la montagne comme dans un espace symbolique, proche du r&#234;ve. C'est la magie du th&#233;&#226;tre. Mais nous ne sommes pas enferm&#233;s dans ce th&#233;&#226;tre g&#233;n&#233;rationnel : dans le &lt;i&gt;Quadrille Amoch&#233;&lt;/i&gt;, il y a de la distance, de l'autod&#233;rision sur notre g&#233;n&#233;ration.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Du 8 au 12 mai &#8226; 20h30 (sauf les 9 et 10 &#224; 19h15) &#8226; Th&#233;&#226;tre Gyptis &#8226; 136 rue Loubon &#8226; Marseille 3e &#8226; de 10 &#224; 27 euros&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.theatregyptis.com/&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;www.theatregyptis.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un PAC &#224; l'art contemporain</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/Un-PAC-a-l-art-contemporain.html</link>
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		<dc:date>2012-05-02T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luc Jeand'heur</dc:creator>



		<description>Le Printemps de l'Art Contemporain (PAC) programm&#233; par l'association Marseille expos revient ce mois de mai pour sa 4&#232;me &#233;dition sous le titre Sous le sable aux accents estival autant que de bord de monde. Trois jours festifs, soir&#233;es incluses, d'&#233;v&#233;nements, concerts, performances, colloque, rencontres et vernissages propos&#233;s par les membres du r&#233;seau, ainsi que d'autres acteurs culturels qui s'associent &#224; l'aventure, &#224; travers les quartiers de la Plaine, du Cours Julien, du Vieux Port, du Panier, de la (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-Arts-visuels-.html" rel="directory"&gt;Arts visuels&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Printemps de l'Art Contemporain (PAC) programm&#233; par l'association Marseille expos revient ce mois de mai pour sa 4&#232;me &#233;dition sous le titre &lt;i&gt;Sous le sable&lt;/i&gt; aux accents estival autant que de bord de monde. Trois jours festifs, soir&#233;es incluses, d'&#233;v&#233;nements, concerts, performances, colloque, rencontres et vernissages propos&#233;s par les membres du r&#233;seau, ainsi que d'autres acteurs culturels qui s'associent &#224; l'aventure, &#224; travers les quartiers de la Plaine, du Cours Julien, du Vieux Port, du Panier, de la Pr&#233;fecture, de Longchamp et de la Belle de Mai.&lt;br&gt;
Entretien avec Jean-Jacques Le Berre, pr&#233;sident de Marseille expos.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Luc Jeand'heur : Est-ce que vous pouvez nous pr&#233;senter le PAC 2012 et ses sp&#233;cificit&#233;s &#224; travers cette th&#233;matique : &#171; sous le sable &#187; ? Est-ce que cela r&#233;sonne comme un air de vacances ou un constat d'enlisement, voire un appel &#224; la r&#233;volution culturelle ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Jean-Jacques Le Berre :&lt;/strong&gt; Le titre fait r&#233;f&#233;rence au film de Fran&#231;ois Ozon, dont l'&#233;l&#233;ment principal est la plage. La plage est un espace p&#233;riph&#233;rique entre deux mondes, un territoire mouvant et tr&#232;s restreint, cela correspond &#224; la fois &#224; ce que peut &#233;voquer la ville et &#233;galement souligner que dans cette programmation 2012 de nombreuses propositions artistiques se situent aux lisi&#232;res des champs habituels de l'art contemporain. Enfin, c'est une invitation &#224; d&#233;couvrir une programmation dont le but n'est pas d'&#234;tre spectaculaire mais d'interpeller de mani&#232;re plus allusive le spectateur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;L. J : Le PAC am&#232;ne-t-il de nouveaux publics &#224; l'art contemporain, marseillais ou autres ? Est-ce qu'il d&#233;mocratise le travail des structures locales ou concentre-t-il dans l'intensit&#233; la consommation des habitu&#233;s ? Pouvons-nous envisager qu'il &#233;tende &#224; l'avenir son territoire jusqu'aux p&#233;riph&#233;ries, en direction des quartiers Nord par exemple ?&lt;br&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;JJ. LB :&lt;/strong&gt; Le Printemps de l'Art Contemporain a d&#233;j&#224; contribu&#233; au fait que les publics se croisent : nous nous sommes aper&#231;us tr&#232;s t&#244;t que chaque lieu avait ses habitu&#233;s, la proposition de &#171; package &#187; d&#8216;&#233;v&#232;nements est un plus et donne un c&#244;t&#233; festif plut&#244;t bien per&#231;u. Et de fait, la communication autour du Printemps de l'Art Contemporain attire de nouveaux publics.&lt;br&gt;
Pour ce qui est de l'extension territoriale de l'&#233;v&#233;nement, plusieurs probl&#232;mes se posent dont celui de la dur&#233;e, il est en effet tr&#232;s difficile de voir tout ce qui est propos&#233; en trois jours et si ces propositions sont &#233;clat&#233;es g&#233;ographiquement, cela pose un second probl&#232;me : celui du transport, le r&#233;seau de transport Marseillais n'&#233;tant pas tr&#232;s appropri&#233; ; ce n'est d&#233;j&#224; pas tr&#232;s pratique d'aller &#224; la Friche ...&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;L. J : La reconnaissance de notre sc&#232;ne locale est compliqu&#233;e. Nous avons le sentiment qu'il faut cr&#233;er l'&#233;v&#233;nement (le &quot;Buzz&quot;) pour donner une visibilit&#233; sur l'art contemporain &#224; Marseille alors que nous savons, notamment gr&#226;ce &#224; Marseille expos, que beaucoup de structures ici sont au travail toute l'ann&#233;e. Le PAC est &#224; sa fa&#231;on un focus capital sur cet aspect de la vie culturelle. Comment faire, selon vous, pour que la politique culturelle de la ville embraye &#224; long terme sur un v&#233;ritable &#171; grand projet art contemporain &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;JJ. LB :&lt;/strong&gt; Le probl&#232;me du focus ne me semble pas &#234;tre une exception marseillaise. Ce qu'il manque surtout, c'est une vrai pr&#233;sence institutionnelle, la raret&#233; des &#233;v&#232;nements mus&#233;aux propos&#233;s ne nous sert pas au quotidien. Il ne faut pas oublier que le PAC est une initiative des structures membres de Marseille expos, partout ailleurs, ce genre d'&#233;v&#233;nement est port&#233; par les institutions. Il est bon, effectivement, de pr&#233;ciser que les acteurs du Printemps de l'Art Contemporain &#339;uvrent &#224; longueur d'ann&#233;e et que la reconnaissance de leur travail, pour une majorit&#233; d'entre eux, d&#233;passe les fronti&#232;res de leur territoire d'intervention.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;L. J : Quelles perspectives &#224; l'avenir du PAC et de Marseille expos ? Est-il possible d'envisager la prochaine &#233;tape sous forme &#233;ditoriale, papier ou web, la mise en oeuvre d'une revue de r&#233;flexion et de critique largement diffus&#233;e autour de l'art contemporain d'ici et d'ailleurs, comme le fut un temps l'exp&#233;rience trimestrielle de Z&#233;rodeux &#224; Marseille ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;JJ. LB :&lt;/strong&gt; Il y a une r&#233;flexion permanente quand &#224; l'avenir du Printemps de l'Art Contemporain et de Marseille expos, les membres se r&#233;unissant r&#233;guli&#232;rement pour en d&#233;battre, l'id&#233;e d'une revue a &#233;t&#233; abord&#233;e, bien &#233;videmment tout cela reste soumis &#224; un probl&#232;me de gestion et de moyens. Il ne faut pas perdre de vue que chaque membre de Marseille expos doit g&#233;rer ses propres activit&#233;s et consacre du temps en plus au r&#233;seau.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;L. J : Qu'est-ce qui, selon votre exp&#233;rience, fait d&#233;faut au contexte marseillais pour que l'art contemporain s'&#233;panouisse tout &#224; fait ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;JJ. LB :&lt;/strong&gt; Le contexte marseillais est &#224; mon sens identique &#224; celui des autres grandes villes de province, &#224; savoir : comment exister par rapport &#224; Paris qui concentre tous les &#233;v&#232;nements culturels ?&lt;br&gt;
Lyon, Nantes ou Toulouse ont r&#233;agi en proposant localement des moments forts. Cela se passe aussi &#224; Marseille depuis quelques ann&#233;es, mais pas avec les m&#234;mes moyens ! Pour autant, ART-O-RAMA et le Printemps de l'Art Contemporain commencent &#224; avoir une r&#233;sonnance non n&#233;gligeable hors Marseille.&lt;br&gt;
Les &#233;v&#232;nements de 2013 peuvent servir de d&#233;clic, aux op&#233;rateurs locaux de saisir l'occasion si elle se pr&#233;sente. &lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Printemps de l'Art Contemporain #4, &lt;i&gt;Sous le sable&lt;/i&gt; &#8226; 17, 18 et 19 mai 2012 &#8226; 38 participants + 36 expositions + 1 colloque + 1 rencontre&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.marseilleexpos.com/?page_id=282&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.marseilleexpos.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Karine Rougier en r&#233;sidence chez Vacances Bleues, un Atelier de l'EuroM&#233;dit&#233;rran&#233;e</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/Karine-Rougier-en-residence-chez.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mecenesdusud.fr/Karine-Rougier-en-residence-chez.html</guid>
		<dc:date>2012-05-01T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Judith Mayer</dc:creator>



		<description>Judith Mayer : Karine Rougier, vous venez de passer trois mois de r&#233;sidence dans les locaux de Vacances Bleues en tant qu'artiste plasticienne dans le cadre des Ateliers de l'EuroM&#233;diterran&#233;e. Quelle y a &#233;t&#233; votre activit&#233; ? Karine Rougier : J'avais une commande &#224; ex&#233;cuter : r&#233;aliser un dessin, de deux m&#232;tres sur un m&#232;tre cinquante, inspir&#233; du voyage et des souvenirs de vacances apport&#233;s par les salari&#233;s. Par la suite, je me suis consacr&#233;e &#224; d'autres travaux, notamment des cr&#233;ations pour le Salon du (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-De-profil-.html" rel="directory"&gt;De profil&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Judith Mayer : Karine Rougier, vous venez de passer trois mois de r&#233;sidence dans les locaux de Vacances Bleues en tant qu'artiste plasticienne dans le cadre des Ateliers de l'EuroM&#233;diterran&#233;e. Quelle y a &#233;t&#233; votre activit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Karine Rougier :&lt;/strong&gt; J'avais une commande &#224; ex&#233;cuter : r&#233;aliser un dessin, de deux m&#232;tres sur un m&#232;tre cinquante, inspir&#233; du voyage et des souvenirs de vacances apport&#233;s par les salari&#233;s. Par la suite, je me suis consacr&#233;e &#224; d'autres travaux, notamment des cr&#233;ations pour le Salon du Dessin, &#224; Paris.&lt;br&gt; Le jour de l'inauguration de l'atelier, les salari&#233;s ont tous d&#233;pos&#233; un objet sur l'&#233;tag&#232;re : une poup&#233;e en bronze de Bolivie, un chameau en cuir de Tunisie, du sable du d&#233;sert, des coquillages, un maillot de foot, de la Biafine, des tongs, un &#233;ventail, un r&#233;veil, un &#233;l&#233;phant, une Bonne M&#232;re sous la neige&#8230;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;J. M : Comment r&#233;ussir &#224; int&#233;grer chacun de ces &#233;l&#233;ments dans la fresque ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;K. R :&lt;/strong&gt; Au d&#233;but, je comptais seulement y puiser l'inspiration et y m&#234;ler l'imaginaire. Finalement, les objets ont tous trouv&#233; leur place. Au moment du don, je sentais que c'&#233;tait pr&#233;cieux pour les gens. C'est devenu une contrainte de composition. L'&#233;l&#233;ment central du tableau est un totem et j'ai construit la fresque autour, au fur et &#224; mesure, sans pour autant savoir o&#249; j'allais.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;J.M : En &#234;tes-vous satisfaite ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;K. R :&lt;/strong&gt; Oui ! Maintenant que j'ai r&#233;int&#233;gr&#233; mon propre atelier, je me rends compte que ces trois mois m'ont donn&#233; un nouveau souffle et m'ont permis de changer ma pratique quotidienne. C'&#233;tait ma premi&#232;re r&#233;sidence, que j'ai v&#233;cue comme une exp&#233;rience. C'est tr&#232;s b&#233;n&#233;fique de travailler avec des gens dont l'activit&#233; est diff&#233;rente. J'ai appr&#233;ci&#233; leur regard sur le dessin. Certains venaient r&#233;guli&#232;rement en voir l'&#233;volution. On pouvait s'amuser. Par exemple, j'ai fini par dessiner une tong sous le totem. A leurs yeux, c'est comme si je l'avais d&#233;racin&#233; pour la glisser en dessous ! Et puis j'ai ajout&#233; des personnages, dans l'esprit des dessins de la s&#233;rie &#171; O&#249; est Charlie ? &#187; : on peut y d&#233;celer la pr&#233;sence de membres du personnel de Vacances Bleues&#8230;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;J. M : En quoi le soutien de M&#233;c&#232;nes du Sud est-il porteur pour l'artiste que vous &#234;tes ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;K. R :&lt;/strong&gt; Laur&#233;ate en 2010, j'ai rencontr&#233; les m&#233;c&#232;nes &#224; plusieurs reprises. L'&#233;nergie de cette structure me pla&#238;t ; quand B&#233;n&#233;dicte Chevallier, d&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale de M&#233;c&#232;nes du Sud et Fran&#231;oise Aubert, D&#233;l&#233;gu&#233;e Artistique de la Fondation Vacances Bleues m'ont propos&#233; cette r&#233;sidence, j'y ai trouv&#233; du sens. C'&#233;tait l'occasion d'&#233;changer avec d'autres personnes, de vivre une nouvelle exp&#233;rience, de m'interroger sur le bien fond&#233; de la cr&#233;ation.&lt;br&gt;
Vacances Bleues est une entreprise tr&#232;s familiale : les gens sont curieux, et partagent un esprit d'&#233;change et d'ouverture. J'ai b&#233;n&#233;fici&#233; d'excellentes conditions de travail, dans un atelier magnifique, avec une verri&#232;re qui diffusait une belle lumi&#232;re.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;J. M : Le travail de commande n'a-t-il pas repr&#233;sent&#233; une entrave &#224; la cr&#233;ativit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;K. R :&lt;/strong&gt; Non. Au contraire, j'ai trouv&#233; cela f&#233;cond. J'ai mesur&#233; ma libert&#233; dans l'entreprise puisque contrairement aux employ&#233;s, je n'ai pas de contrainte horaire. Les Ateliers de l'EuroM&#233;diterran&#233;e repr&#233;sentent une bonne formule : cela favorise la rencontre. Loin de l'image de l'artiste d&#233;lur&#233;e, boh&#234;me, j'ai d&#233;jou&#233; les id&#233;es re&#231;ues en travaillant avec soin et s&#233;rieux. Parfois, ma journ&#233;e de travail ne s'arr&#234;tait pas &#224; la sortie de l'atelier : j'ai &#233;galement un travail alimentaire ; certains soirs, je vais tenir le stand de la librairie l'Histoire de l'&#339;il au Th&#233;&#226;tre de la Cri&#233;e.&lt;br&gt;
D'autre part, bien que je n'aie pas de vis&#233;es p&#233;dagogiques, j'ai senti combien c'est int&#233;ressant pour le public de suivre le cheminement de la cr&#233;ation et de d&#233;couvrir quelle construction pr&#233;side &#224; l'exposition finale. Je crois que ma r&#233;sidence a permis aux employ&#233;s de se familiariser avec mon travail, mais aussi avec l'art en g&#233;n&#233;ral, devenu accessible.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;J. M : Pour vous, est-ce important d'&#234;tre implant&#233;e &#224; Marseille ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;K. R :&lt;/strong&gt; Il se trouve que j'habite et que je cr&#233;e dans cette ville. Je sais pourquoi j'y travaille, mais je ne suis pas dans une d&#233;marche li&#233;e au territoire. J'ai beaucoup de plaisir &#224; vivre ici, gr&#226;ce &#224; l'entourage, au quotidien, &#224; l'atmosph&#232;re. Cela se joue pour moi sur le plan humain et non pas politique. Il faut dire que je suis n&#233;e sur l'&#238;le de Malte. Ma m&#232;re est maltaise, mon p&#232;re fran&#231;ais. La proximit&#233; de la mer rev&#234;t de l'importance &#224; mes yeux : je vais m&#234;me me baigner en hiver, par&#233;e d'une combinaison ! Le ciel est magnifique toute l'ann&#233;e&#8230; Je suis venue &#224; Aix pour mes &#233;tudes avant de m'installer &#224; Marseille. Cela ne repr&#233;sente rien de d&#233;finitif, mais pour l'instant, je m'y sens bien.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;J. M : Avez-vous d'autres projets de collaboration avec M&#233;c&#232;nes du Sud ?&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;K. R :&lt;/strong&gt; Le dialogue se poursuit. J'esp&#232;re revenir vers eux avec de nouvelles id&#233;es. Je participe au Printemps de l'Art Contemporain avec l'exposition &lt;i&gt;Un oiseau immobile dans le ciel&lt;/i&gt;, pr&#233;sent&#233;e &#224; Vacances Bleues. Le dessin de la r&#233;sidence y sera pr&#233;sent&#233;. Par ailleurs, j'ai un projet d'exposition &#224; Buenos Aires, &#224; la galerie CG Arte&#8230; L'aventure continue !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Karine Rougier, &lt;i&gt;Un oiseau immobile dans le ciel &lt;/i&gt; &#8226; Fondation d'entreprise Vacances Bleues &#8226; du 17 mai au 16 juin 2012 &#8226; Vernissage samedi 19 &#224; partir de 18h &#8226; jeudi et vendredi de 15h &#224; 18h &#8226; sur rendez-vous &#8226; 04 91 00 96 83&lt;br&gt;
&lt;a href=&quot;mailto:fondation@vacancesbleues.fr&quot; class='spip_mail'&gt;fondation@vacancesbleues.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>VILLAGES CLUBS DU SOLEIL</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/VILLAGES-CLUBS-DU-SOLEIL.html</link>
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		<dc:date>2012-04-10T14:04:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;n&#233;dicte Chevallier</dc:creator>



		<description>Cr&#233;&#233; en 1960, Les Villages Clubs du Soleil proposent des s&#233;jours en villages de vacances &#224; la Montagne et &#224; la mer. A travers une structure a-capitalistique, l'entreprise revendique son appartenance &#224; l'Economie Sociale. Avec 10 destinations en France, dont 9 &#224; la Montagne, et plus de 4500 lits, Les Villages Clubs du Soleil ont su se d&#233;velopper sur des engagements forts et fortement diff&#233;renciants : un produit tout compris pour toute la famille, un savoir faire dans l'accueil des enfants, une (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-LES-MECENES-.html" rel="directory"&gt;LES M&#201;C&#200;NES&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.mecenesdusud.fr/IMG/arton259.jpg&quot; width='150' height='98' style='height:98px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 1960, Les Villages Clubs du Soleil proposent des s&#233;jours en villages de vacances &#224; la Montagne et &#224; la mer. A travers une structure a-capitalistique, l'entreprise revendique son appartenance &#224; l'Economie Sociale.&lt;br&gt;
Avec 10 destinations en France, dont 9 &#224; la Montagne, et plus de 4500 lits, Les Villages Clubs du Soleil ont su se d&#233;velopper sur des engagements forts et fortement diff&#233;renciants : un produit tout compris pour toute la famille, un savoir faire dans l'accueil des enfants, une d&#233;marche qualit&#233; exemplaire avec la certification ISO 9001 et un engagement dans la RSE avec l'ISO 26000.&lt;br&gt;
&#171; Volontairement diff&#233;rent &#187;, Les Villages Clubs du Soleil soutiennent des actions culturelles ou artistiques avec par exemple la cr&#233;ation du Mus&#233;e du Grand H&#244;tel &#224; Superbagn&#232;res, le d&#233;veloppement et la valorisation du sentier g&#233;ologique du Chenaillet &#224; Montgen&#232;vre.&lt;br&gt;
Cet engagement se poursuit aujourd'hui dans Marseille Capitale Europ&#233;enne de la Culture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Confiserie du Roy Ren&#233;</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/La-Confiserie-du-Roy-Rene.html</link>
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		<dc:date>2012-04-02T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;n&#233;dicte Chevallier</dc:creator>



		<description>La Confiserie du Roy Ren&#233; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1920. G&#233;r&#233;e par la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration de la famille, elle est aujourd'hui leader de la Confiserie Proven&#231;ale haut de gamme et exporte dans plus de 24 pays dont les USA, le Canada, le Japon, la Grande Bretagne&#8230; Les produits sont distribu&#233;s partout dans les commerces de d&#233;tail ainsi que dans les grandes et moyennes surfaces. Sous l'impulsion de son Pr&#233;sident Maurice Farine, l'entreprise compte plus de 60 salari&#233;s et, tout en continuant la tradition des confiseries (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-LES-MECENES-.html" rel="directory"&gt;LES M&#201;C&#200;NES&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.mecenesdusud.fr/IMG/arton260.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Confiserie du Roy Ren&#233; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1920. G&#233;r&#233;e par la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration de la famille, elle est aujourd'hui leader de la Confiserie Proven&#231;ale haut de gamme et exporte dans plus de 24 pays dont les USA, le Canada, le Japon, la Grande Bretagne&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les produits sont distribu&#233;s partout dans les commerces de d&#233;tail ainsi que dans les grandes et moyennes surfaces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sous l'impulsion de son Pr&#233;sident Maurice Farine, l'entreprise compte plus de 60 salari&#233;s et, tout en continuant la tradition des confiseries qui ont fait sa notori&#233;t&#233;, propose aujourd'hui de nouvelles sp&#233;cialit&#233;s tr&#232;s appr&#233;ci&#233;es des gourmets.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mati&#232;res premi&#232;res rigoureusement s&#233;lectionn&#233;es, savoir-faire, cr&#233;ativit&#233;, les produits sont toujours fid&#232;les &#224; la tradition de qualit&#233; des confiseries du Roy Ren&#233; et portent haut les couleurs de la Provence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://www.calisson.com/" class="spip_out"&gt;http://www.calisson.com/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gilbert F&#233;raud</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/GILBERT-FERAUD.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mecenesdusud.fr/GILBERT-FERAUD.html</guid>
		<dc:date>2012-04-02T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>B&#233;n&#233;dicte Chevallier</dc:creator>



		<description>Une &#233;tude notariale fait partie des acteurs &#233;conomiques et &#224; ce titre, accompagne les entreprises dans leurs projets d'implantation et de d&#233;veloppement. L'entreprise est une grosse consommatrice de conseils dans les domaines les plus vari&#233;s et notamment dans celui de l'immobilier qui constitue notre c&#339;ur de m&#233;tier. C'est pourquoi, notre office a souhait&#233; rejoindre le collectif d'entreprises de M&#233;c&#232;nes du Sud pour soutenir la cr&#233;ation contemporaine dans la (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-LES-MECENES-.html" rel="directory"&gt;LES M&#201;C&#200;NES&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.mecenesdusud.fr/IMG/arton258.jpg&quot; width='150' height='100' style='height:100px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;tude notariale fait partie des acteurs &#233;conomiques et &#224; ce titre, accompagne les entreprises dans leurs projets d'implantation et de d&#233;veloppement.&lt;br&gt;
L'entreprise est une grosse consommatrice de conseils dans les domaines les plus vari&#233;s et notamment dans celui de l'immobilier qui constitue notre c&#339;ur de m&#233;tier.&lt;br&gt;
C'est pourquoi, notre office a souhait&#233; rejoindre le collectif d'entreprises de M&#233;c&#232;nes du Sud pour soutenir la cr&#233;ation contemporaine dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La distance qui nous s&#233;pare | L'entreprise compagnie Fran&#231;ois Cervantes, du 6 au 24 mars 2012 &#224; La friche la Belle de Mai, salle La Cartonnerie.</title>
		<link>http://www.mecenesdusud.fr/La-distance-qui-nous-separe-L.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.mecenesdusud.fr/La-distance-qui-nous-separe-L.html</guid>
		<dc:date>2012-04-01T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurent Cucurullo</dc:creator>



		<description>A la fin d'une journ&#233;e bien remplie, une fois les lumi&#232;res &#233;teintes et le silence fait, je me retrouve seul avec moi m&#234;me. Nul besoin des trois coups traditionnels qui annoncent le d&#233;but de la repr&#233;sentation avant les premi&#232;res images du film de ces derni&#232;res heures. L'action d&#233;bute devant mes yeux ferm&#233;s par les plus proches instants, peut-&#234;tre parce que &#231;a demande moins d'effort au spectateur - r&#233;alisateur ? Lentement mais s&#251;rement les images qui remontent &#224; la surface m'&#233;voquent des &#233;v&#233;nements moins (...)

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&lt;a href="http://www.mecenesdusud.fr/-Feedback-.html" rel="directory"&gt;Feedback&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin d'une journ&#233;e bien remplie, une fois les lumi&#232;res &#233;teintes et le silence fait, je me retrouve seul avec moi m&#234;me. Nul besoin des trois coups traditionnels qui annoncent le d&#233;but de la repr&#233;sentation avant les premi&#232;res images du film de ces derni&#232;res heures. L'action d&#233;bute devant mes yeux ferm&#233;s par les plus proches instants, peut-&#234;tre parce que &#231;a demande moins d'effort au spectateur - r&#233;alisateur ? Lentement mais s&#251;rement les images qui remontent &#224; la surface m'&#233;voquent des &#233;v&#233;nements moins r&#233;cents. Leur rythme est parfois moins fluide que souhait&#233; et je ne suis pas toujours raccord avec les clich&#233;s que j'enjolive. En revanche, j'appr&#233;cie la situation qui me rappelle l'existence de ce dr&#244;le de lien entre la lenteur et la m&#233;moire, et la vitesse et l'oubli. Lorsque votre pas s'acc&#233;l&#232;re, n'est-ce pas pour oublier ce qui vient de se passer, un peu comme pour prendre de la distance avec quelque chose qui est encore trop proche ? A l'inverse lorsque vous prenez plaisir &#224; tra&#238;ner les pieds ou &#224; vous promener au hasard et surtout sans h&#226;te n'est-ce pas pour vous souvenir de quelque chose ? [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Lire &#224; ce sujet La lenteur de Milan Kundera.' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;br&gt;
C'est &#224; ce genre de sc&#233;nario - palimpseste sensible aux superpositions et &#224; la d&#233;rive propice &#224; des rencontres au caract&#232;re plus intime que quotidien - que la derni&#232;re cr&#233;ation de la compagnie L'entreprise nous invite. &lt;i&gt;La distance qui nous s&#233;pare&lt;/i&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.compagnie-entreprise.fr/...' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] entraine le spectateur sur un territoire aux contours plut&#244;t vagues, de pays en r&#233;gions, en passant par la chambre d'un adolescent jusqu'au grenier qui finira par r&#233;v&#233;ler ses secrets. D'&#233;v&#233;nements historiques majeurs en &#233;pisodes familiaux, je me laisse chahuter et porter par des histoires distinctes mais pas si distantes. L'absence de d&#233;cor est vite oubli&#233;e gr&#226;ce au poids des mots et aux r&#233;cits (re)jou&#233;s sur sc&#232;ne. Je me dis que c'est bien souvent un sentiment de pesanteur qui signale la travers&#233;e d'une &#233;preuve. Certains passages me touchent plus que d'autres &#233;videmment, je ne sais pas pourquoi j'ai attendu aussi longtemps avant de me demander cela ? Quel est l'impact de ce mot sur moi ?&lt;br&gt;
A ce sujet, je pense &#224; un entretien donn&#233; par Fran&#231;ois Cervantes il y a d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es lors du passage du &lt;i&gt;Voyage de P&#233;nazar&lt;/i&gt; au Th&#233;&#226;tre Massalia en 2007, &#171; &lt;i&gt;Quand la porte se referme, quand le spectacle commence, s'&#233;change dans l'atmosph&#232;re quelque chose de chimique, de charnel. C'est cela, l'acte po&#233;tique, ce n'est pas une chose qui a &#233;t&#233; faite avant et que l'on montre. Cet acte po&#233;tique fera ensuite son travail dans les m&#233;moires et les corps, d'une mani&#232;re que l'on ignore. Ce qui me pr&#233;occupe, c'est le rapport entre l'art et la vie ; pas l'art tout seul. C'est une petite r&#233;sistance sur le fait que l'on essaye de faire de l'art un produit.&lt;/i&gt; &#187; Retour en arri&#232;re, au tout d&#233;but de la repr&#233;sentation sur la sc&#232;ne de la Cartonnerie les com&#233;diens se pr&#233;sentent : Catherine Germain, Nicole Choukroun, Dominique Chevalier, Stephan Pastor, Laurent Ziserman. Ils sont debout face &#224; nous, ils ne se regardent pas encore. La distance qui nous s&#233;pare &#224; ce moment l&#224; est encore forte. N&#233;anmoins la bulle prox&#233;mique ne tardera pas &#224; se fissurer... Avant d'&#234;tre les personnages de cette pi&#232;ce ce sont d'abord des personnes qui nous parleront d'eux et de leurs trajectoires ou qui feront comme si, face &#224; d'autres personnes, d'autres corps aux origines multiples. &lt;br&gt;
Dans le m&#234;me entretien Cervantes pr&#233;cise : &quot;l&lt;i&gt;'acte po&#233;tique n'est pas une jolie chose que l'on admire et qui embellit la vie&#8230; C'est quelque chose qui a des cons&#233;quences. Un jeune homme ou une jeune femme qui est vraiment br&#251;l&#233; par un tableau, un po&#232;me ou un spectacle, c'est dangereux. Et je pense que se reconna&#238;tre dans une communaut&#233; qui n'est pas la n&#244;tre, c'est le fondement de l'acte th&#233;&#226;tral. Des gens inconnus qui se sont r&#233;unis, dans le noir, et qui vivent ensemble quelque chose&#8230; Cela peut donner une sorte de br&#251;lure.&lt;/i&gt;&quot;&lt;br&gt;
Etrange de constater &#224; quel point ce genre de corps &#224; corps rappelle aussi les moments de &#171; solitude g&#233;n&#233;reuse &#187;&#8230; Je pense &#224; une sorte de princesse Leia (Amidala Skywalker) qui appara&#238;t subitement sur sc&#232;ne comme pour d&#233;crire un parcours contrari&#233;, idem lorsque un grand p&#232;re hyper dynamique &#224; l'accent yiddish, tournicote dans l'espace malgr&#233; la charge de deux sacs encombrants tout en pestant contre cette repr&#233;sentation de son image. N'&#233;prouvons-nous pas les m&#234;mes &#233;motions fulgurantes lorsqu'un sourire se dessine malgr&#233; nous sur nos l&#232;vres alors que nous sommes seuls ? C'est la m&#234;me chose lorsqu'un bref et intense &#233;clat de rire surgit sans pr&#233;venir. Toutefois nous nous faisons rarement rire seul, peut &#234;tre simplement parce que nous nous surprenons difficilement nous-m&#234;me&#8230; Et pourtant ! Nous prenons chaque jour une foule de d&#233;cisions, laquelle est la bonne, laquelle ne l'est pas ? Nous sommes comme des com&#233;diens qui n'ont jamais r&#233;p&#233;t&#233;. Chaque jour nous rapproche de la premi&#232;re qui n'arrivera pas (malgr&#233; tout). Alors nous improvisons.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Lire &#224; ce sujet La lenteur de Milan Kundera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;a href=&quot;http://www.compagnie-entreprise.fr/rubrique54.html&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.compagnie-entreprise.fr/...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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