// 2011arts visuels

LES LAURÉATS



© Etienne Rey.

Etienne Rey

Etienne Rey est titulaire d’une maîtrise en Arts Plastiques à l’Université d’Aix-en-Provence, et d’un Post Diplôme en architecture au laboratoire GAMSAU (Groupement d’Etudes Appliquées aux Méthodes Scientifiques de l’Architecture et de l’Urbanisme), en création numérique.

La démarche d’Etienne Rey est fondée sur la notion 
de coexistence. Il explore les relations invisibles et réciproques qui se jouent entre l’homme et son environnement.
Il s’agit d’étudier et manipuler des phénomènes inter-agissants sur les plans physique, physiologique et cognitif. Chaque création tente 
de révéler des conditions du vivant et créer de nouveaux rapports sensibles et sensoriels qui nous lient au monde.
Ces réalisations ont pris de nombreuses formes au travers de projets purement virtuels, comme Dirigeable, d’installations interactives 
et environnementales liant matériel et immatériel, comme delay et Tropique, mais aussi des installations in situ, explorant les relations de la matière et de la lumière, comme la série des diffractions.

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  • ©Tropique, 2011.
  • Tropique, 2011
  • Tropique, 2011
  • Tropique, 2011
Tropique
LAURÉAT
2011

Avec l’installation immersive Tropique, l’artiste tente de rendre perceptible la structure dite “immatérielle” de l’espace. Pour cela il convoque physicien, neuroscientifique et informaticien. Il s’agit moins de capter les mouvements de visiteurs au sein d’une installation qui se régénère à mesure de ces captations, que de saisir la manière dont travaille notre système perceptif.

Ce travail pourrait s’en tenir là et fournir matière à une étude scientifique des comportements, mais là où l’artiste entre en jeu, c’est qu’il choisit de rendre visibles ces phénomènes invisibles. L’installation devient alors un acte de création artistique mais aussi un “acte de recherche”. L’expérience y est à la fois plastique et scientifique. Des faisceaux de lumière dirigés par ordinateur découpent l’espace de l’installation en fines strates mouvantes que chacun de nos gestes perturbe : ce qui est ainsi révélé n’est plus une entité abstraite mais un ensemble vivant, doté d’une présence concrète. L’environnement, imperceptible la plupart du temps devient -pour oser l’expression- un incorporel sensible.

Tropique nous enseigne ainsi quelque chose du monde qui nous entoure, nous rendant conscient de sa consistance en même temps que de sa nature aléatoire. C’est, si l’on veut, une leçon de choses. Etienne Rey fait partie de cette génération d’artistes qui s’impliquent sérieusement dans une recherche sur les conditions de la perception de notre environnement et, traduisant leurs résultats sous une forme sensible, non seulement renouvellent la conception que nous avons généralement de l’art, mais participent de la mise en lumière de notre écosystème.

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