// 2009spectacle vivant

LES LAURÉATS



Martin Chaput et Martial Chazallon © Michel Cavalca
www.projet-insitu.com/

Cie Projet in situ

Projet in situ interroge la mémoire intime et collective des corps, leur dimension politique et sociale ; là où se forge l’imaginaire corporel de chacun, où se négocie identité et altérité. Une dualité corporelle où s’inscrit l’écriture chorégraphique de Martin Chaput et Martial Chazallon. A chaque création, rassembler une équipe nouvelle, des artistes transdisciplinaires issus de la danse contemporaine ici, là-bas, loin, proche. Se rencontrer, expérimenter, croiser les regards, transposer des outils pour l’écriture chorégraphique, plastique et musicale. Un quotidien qui diffère, qui transforme le contexte de chaque création et de chaque représentation, conçue comme un temps de réécriture, de circulations où des contraintes nouvelles créent une liberté, une présence, un espace de dialogue incertain, une négociation sur l’usage d’un espace par des corps occupés.
Formé aux Ateliers de Danse Moderne de Montréal, Martin Chaput arrive en France en 1987, et poursuit sa formation avec les membres de la compagnie de Dominique Bagouet.
Martial Chazallon est diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris et de l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne en anthropologie. Il mène des recherches en Afrique du Sud autour des mécanismes de construction identitaire à l’oeuvre autour de la production des artistes peintres Ndebele, avec lesquels il crée en 2000 le spectacle Wake Up !. C’est le point de départ d’une recherche chorégraphique.

Diorama | Cie Projet in situ
La société du spectacle Suivre le projet sur le blog
LAURÉAT 2009

Quel est le corps du danseur ? Quel est le corps du spectateur ? Diorama propose un espace pour leur rencontre, et interroge la fiction d’une communauté rassemblée dans le théâtre. Une nouvelle société est créée le temps d’un spectacle où chacun met en jeu ses représentations du corps, les transforme ou les négocie avec d’autres. Diorama comme une fabrique du regard, une scène partagée pour qu’apparaissent de nouvelles images du corps politique. Cette « société du spectacle » reposera sur une circulation symbolique des corps dans l’espace du théâtre jouant sur l’ouverture de la frontière scène/salle et mettant en scène le regard actif de tous les protagonistes. Sur le plateau, les artistes proposeront des rassemblements où le spectateur viendra prendre place et partager des activités. Les spectateurs seront aussi invités à manifester leur regard agissant en modifiant leur apparence physique, en altérant leur identité, en rejoignant les danseurs sur le plateau et en transformant ainsi l’image donnée à voir au public resté assis. Trois danseurs et un musicien orchestreront ces transformations et ces circulations, composant spontanément avec le faisceau d’intention des spectateurs agissants. Ils travailleront en amont avec un groupe de spectateurs complices réunissant une quinzaine de personnes volontaires réparties dans le public pendant les représentations. Le public aura aussi la possibilité d’intervenir et de répondre aux invitations ou instructions qui lui seront données. « N’en croyez que vos yeux. » Pierre Corneille, L’illusion comique. En avril, l’équipe de Diorama sera en résidence au CCN de Belfort Franche-Comté Création les 17, 18, 19 mai 2011 au CND Pantin, Rencontres chorégraphiques internationales de Seine St-Denis.

mentions légales // crédits